Curieux procès qui s’est déroulé au tribunal correctionnel de Verviers où un prof était accusé d’avoir été trop câlins envers les petits enfants. Le ministère public réclamait 17 mois de prison mais il a été finalement acquitté.
François (nom d’emprunt), 32 ans, était prof d’informatique dans une école communale de la région, où il avait un second rôle, celui d’accueillant à la garderie en charge d’enfants d’école primaire. C’est surtout dans ce rôle qu’on lui reprochait un comportement excessif fait de câlins, de caresses dans les cheveux, de chatouilles, et même de regards incisifs, voire pervers, ainsi que de l’emploi de surnoms douteux. Un comportement qualifié d’atteinte à l’intégrité sexuelle de mineur(e)s et de harcèlement.
Ce sont trois enfants qui s’étaient plaints à la directrice de l’établissement d’un comportement douteux de François à l’égard de certains enfants, surtout des filles. Le prof a été viré suite à cela, et plainte a été déposée par la direction.
Un esprit jouette
Comparaissant libre devant le tribunal, François s’était justifié : « J’ai gardé une âme d’enfant, j’étais fort jouette avec eux, sans aucune intention sexuelle. Mon but était de les rassurer, qu’ils soient heureux d’être à l’école. Je pensais que les contacts sont importants, leur montrer qu’on est proche d’eux. Mais j’admets qu’avec le recul, ce comportement était peut-être inapproprié, en tout cas perçu comme tel. »
Instaurer une ambiance joyeuse
Mais, surprise, M. Serret, ministère public, avait demandé lui-même l’acquittement de François, pour ce qui est de la prévention de nature sexuelle, ne voyant dans le comportement du prévenu aucune infraction pénalement répréhensible. Par contre, il voyait dans les surnoms tel par exemple « ma louloute » et d’autres du même tonneau, un harcèlement susceptible de troubler la tranquillité des enfants, ce qui a d’ailleurs été le cas des enfants qui s’en sont plaints. N’a-t-il pas été jusqu’à traiter l’une d’elle de « ma petite femme » ! Pour cela, il réclamait 17 mois de prison.
Mais pour son avocat, Me Jamar qui avait sollicité un acquittement total, il n’avait aucune intention d’atteinte à l’intégrité sexuelle des enfants, ni d’ailleurs à leur tranquillité, que du contraire. Il voulait instaurer à la garderie une ambiance joyeuse et chaleureuse. Il a été suivi par le tribunal qui l’a acquitté.
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