Il risquait 7 ans de prison pour des viols sur sa belle-fille de 12 ans, mais en est acquitté !

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Il risquait 7 ans de prison pour des viols sur sa belle-fille de 12 ans, mais en est acquitté !

Une lourde peine de 7 ans de prison avait été réclamée contre un Hervien accusé de viols répétés sur sa belle-fille de 12 ans, ce qu’il contestait avec vigueur. Le tribunal lui a donné raison, en l’acquittant purement et simplement.

Michel (prénom d’emprunt) 52 ans et Corine (idem) étaient en couple depuis 3 ans et sans problème lorsque le ciel leur tombe sur la tête, avec les révélations de viols qu’aurait commis Michel sur Louise (idem) 12 ans, une fille de Corine.

 C’est lors d’une promenade avec sa sœur, et alors que celle-ci se plaignait de quelque chose, que Louise aurait éclaté : « il n’y a pas que toi qui souffres, moi j’ai été violée » Elle n’en dira pas plus, mais sa sœur, sidérée en parlera à leur mère. Cette dernière la croira sur le fait de l’agression sexuelle, mais pas que ce soit Michel l’auteur. Ce qui provoque une rupture dans la famille, les deux filles allant vivre chez leur père.

Une fille fragile

Trois ans plus tard, Michel était cité au tribunal correctionnel où il devait répondre de viols sur sa belle fille mineure, Louise parlant de pratiques quasi quotidiennes. Ce que Michel niait, catégoriquement.

 La question qui se pose dans ces cas-là, c’est pourquoi une gamine de 12 ans inventerait des choses pareilles « C’est une fille fragile et effacée. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans sa tête. Elle a dit ça, et après n’a pas pu revenir en arrière et a brodé une histoire autour. Peut-être que pour elle j’étais celui qui a volé sa mère à son papa, qui lui ne devait pas être ravi que pour elle, j’étais son deuxième papa. De mon côté, je la considérais comme ma fille, je ne peux faire du mal à quelqu’un. » Il y a quand même un déchirement de l’hymen constaté par un médecin légiste.  « Je ne sais pas ce qu’elle faisait ailleurs, je n’avais aucun contrôle sur elle. »

Un terrible machiavélisme

Mais pour Me Mehari, partie civile, c’était encore une enfant, qui aurait dû faire preuve d’un terrible machiavélisme pour inventer tout ça, et qui a en outre subi un traumatisme supplémentaire puisqu’elle perdu sa maman dans l’affaire. Elle ne va pas bien, est en décrochage scolaire, a subi 10 semaines d’hospitalisation après une tentative de suicide.

Même position pour Mme Hortelan, ministère public, qui évoque le récit de Louise comme étant détaillé, avec des éléments qu’une enfant ne peut pas inventer. Ainsi raconte-t-elle que lors de leur première relation, elle a saigné, même que du sang s’est répandu sur le sexe de Michel. Elle a cru alors qu’elle avait eu ses premières règles Elle s’est sentie coupable parce qu’elle s’était laissé faire, et en plus a dû subir l’attitude catastrophique de sa mère. Deux experts ont attesté de la crédibilité de Louise. Elle avait réclamé 7 ans de prison.

Une vie chamboulée

Mais son avocat Me Cochard ne croyait pas du tout à la réalité des faits dont l’accuse Louise. Il dépeint le calvaire que subit Michel qui depuis trois ans a vu sa vie chamboulée, et qui ne cherche qu’une chose, à comprendre les accusations de Louise, qu’il est toujours difficile de contrer et de démontrer son innocence. Sa défense est sincère, lui qui est actif dans la vie sociale, où il fréquente des jeunes, sans qu’on ait pu acter un quelconque comportement déviant. Même la mère de Louise ne peut croire à un comportement qui serait aux antipodes de son caractère.  Si Louise ne va pas bien, c’est un état antérieur aux faits supposés, car elle a déjà suivi un traitement psychologique. Et sa tentative de suicide peut être vue comme étant la crainte de faire face à son mensonge. Il réclamait donc son acquittement total.

Et il a eu raison, le tribunal acquittant Michel, estimant les préventions non établies. Mais un appel est toujours possible de la part du Parquet.

 

 

 


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