Un Verviétois s’est vu infliger 4 ans de prison pour violences sur sa compagne, âgée de 20 ans de plus que lui. Mais ce lourd verdict est tempéré par un sursis sous conditions.
En septembre 2023, une dame âgée de 54 ans, se rend dans un poste de police de Verviers pour déposer plainte contre son compagnon, Georges (prénom d’emprunt), 34 ans à l’époque. Nicole (idem) se plaint de violences graves de sa part, depuis quasiment le début de leur relation qui remonte il y a un an.
Et ce, particulièrement deux jours auparavant, où Georges l’a rouée de coups, au point de lui occasionner plus de 4 mois d’incapacité, une limite qui, dépassée, provoque une peine minimale de deux ans de prison.
Un visage tout bleu
Devant le tribunal correctionnel, Georges conteste la récurrence de la violence invoquée par sa compagne, admettant tout au plus quelques bousculades et avoir porté un seul coup ce jour-là. Mais cette version est contredite par une déposition du fils de Nicole déclarant qu’il avait constaté à de nombreuses reprises des traces de coups sur sa mère, et même une fois qu’elle avait le visage tout bleu. « Je l’ai cuisiné, et il a fini par avouer être l’auteur de cet état » dira-t-il.
Il y a aussi pour le contredire, cette déposition d’une ex-compagne déclarant que par deux fois, Georges la mise violemment à la porte, en la saisissant notamment par la gorge. Il y a aussi ce certificat médical octroyant à Nicole une incapacité de travail au-delà de 4 mois, ce qui n’est pas rien !
Abrutie congénitale
On relèvera encore ces messages qui attestent des violences de la part de Georges. Dans l’un d’eux, ce dernier s’excuse d’avoir été si méchant. Dans un autre, Nicole dit « qu’elle ne veut pas crever sous ses coups » et qu’elle exige la promesse qu’il change de comportement s’il veut qu’elle revienne, promesse apparemment qu’il a faite mais pas tenue si on s’en réfère à la scène de septembre 2023. Ces messages révèlent en outre l’emprise qu’il exerçait sur Nicole, où il la traitait de « mongole et d’abrutie congénitale », notamment.
Une peine dissuasive
Tout cela incite le ministère public à réclamer une peine sévère de 50 mois d’emprisonnement, la défense assurée par Me Campagna penchant pour une peine de probation, c’est-à-dire des conditions à suivre sans qu’une peine de prison soit prononcée. Mais le tribunal a estimé adéquat de lui infliger une peine dissuasive, un (tout petit) moins sévère, soit 4 ans de prison, afin de lutter contre le sentiment d’impunité Mais tenant compte de l’ancienneté des faits, de l’absence d’antécédents judiciaires, de la nécessité de permettre la réinsertion sociale du prévenu tout en protégeant la société par cette lourde peine constituant une épée de Damoclès, il lui accorde un sursis sous conditions. Si celles-ci ne sont pas respectées, ce sera de la prison ferme.
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