A force de jouer avec les pieds de la justice et des forces de l’ordre, Léa (prénom d’emprunt) 29 ans, de Dison, aura perdu : son sursis probatoire s’est transformé en 3 ans de prison ferme !
Tout part d’une condamnation en 2022 prononcée par le tribunal correctionnel de Verviers à 30 mois de prison pour de multiples faits répréhensibles. On cite en vrac le port d’une arme prohibée, en l’espèce un couteau et ce à 3 reprises, et dont elle a menacé deux personnes, deux jeunes filles. La scène se déroule dans un bus lorsqu’une vieille dame lui fait remarquer qu’elle ne portait pas de masque en pleine période de covid. S’ensuit une altercation avec la dame, dont les deux jeunes filles prennent sa défense et que Léa menace d’un couteau. Il y a aussi des coups et blessures à l’égard d’une directrice d’école qui lui avait signalé qu’elle ne pouvait pas se promener dans la cour de l’école. Pour cette remarque assez logique, elle reçoit un coup de poing en plein visage. A la gare de Verviers, visiblement alcoolisée, elle importune deux usagers, ce qui finit là aussi par un coup de poing au visage de l’une d’eux.
Elle fumait un joint devant l'hôtel de police
On ne passera pas sous silence le fait que Léa ait eu le culot de fumer un joint juste devant le commissariat de police de Dison. Lorsqu’une agente lui en fait la remarque, elle a droit à une bordée d’injures et de menaces. Les outrages à l’égard des policiers sont d’ailleurs légion, et même des menaces d’attentat, notamment lorsqu’elle a proféré qu’on n’avait encore rien vu en comparaison de ce qui se passe à Bruxelles !
Un sursis peu judicieux
L’ensemble de ces faits a donc amené sa condamnation à 30 mois de prison. Un verdict dont Léa a été très mécontente, et en a fait appel. La Cour de Liège a même aggravé sa peine, la portant à 3 ans de prison, mais en l’assortissant d’un sursis probatoire, c’est-à-dire des conditions à respecter. Mal vu, car Léa n’en a pas respecté la plupart, son assistant de justice multipliant les rapports négatifs, soulignant son manque d’investissement, son irrégularité dans les rendez-vous, le fait qu’elle ne cherche pas du travail, sa propension à la violence car de nouveaux faits lui sont imputés, et même qu’elle continue malgré tout dans sa consommation de cannabis !
Malgré la patience de l'assistant
Après plusieurs rapports signalant ces manquements, que la guidance n’évoluait pas dans le bon sens et le manque de bonne volonté de la condamnée, le dossier est revenu au tribunal correctionnel pour révocation du sursis probatoire, ce que le tribunal n’a pu que constater, malgré le fait que la prévenue a invoqué qu’elle ne parvenait pas à se dépatouiller seule avec ses quatre enfants !
Le sursis probatoire a donc été révoqué, le tribunal soulignant la patience de l’assistant de justice qui a tout fait pour porter le cas de Léa à bout de bras. Ce qui se traduit par 3 ans de prison ferme pour Léa !
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