Il risquait 2 ans de prison pour une bagarre lors de la brocante de Verviers

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Il risquait 2 ans de prison pour une bagarre lors de la brocante de Verviers

Une simple bagarre peut entraîner des conséquences graves pour l’auteur de coups. Tout dépend des séquelles d’une victime. Si celles-ci dépassent 4 mois d’incapacité de travail, la peine minimale est de 2 ans de prison.

C’est ce que risquait Jean-Louis (prénom d’emprunt), un homme de 45 ans, poursuivi devant le tribunal pour coups et blessures à un certain Sergio (idem), victime d’une altercation qui lui a valu au moins 8 mois d’incapacité.

Un plat de nouilles à la main

Les faits se déroulent lors d’une brocante à Verviers le 18 avril 2022. Ce jour-là, Jean Louis se balade avec sa compagne et ses deux enfants lorsqu’ils s’arrêtent à un stand asiatique de restauration. Peu après, le couple croise un autre couple, dont la femme est l’ex-femme de Jean Louis. Le ton monte entre les deux femmes, opposées dans un litige de harcèlement qui compose un volumineux dossier. Jean-Louis veut s’interposer mais c’est alors selon lui que Sergio s’en mêle en disant : « Toi ta gueule. Tu n’étais pas là il y a deux ans » et en se montrant très menaçant. « Il a foncé sur moi. Il a deux têtes de plus que moi, et aurait pu me tuer. Je lui ai alors donné un coup de poing même pas très violent car je tenais un plat de nouilles dans l’autre main, et j’en suis resté là » En effet, une vidéo qui n’a pas capté les faits en eux-mêmes, montre un Jean Louis passif à côté de l’homme gisant par terre. Il en est résulté pour lui huit mois d’incapacité sans que les blessures soient détaillées à l’audience.

Légitime défense ou acharnement ?

Me Jean Charles Garot, partie civile, parlait d’acharnement de Jean-Louis sur son client. De même, Mme Troisfontaines, ministère public avait évoqué les importants dégâts commis sur la victime dans un échange de coups. Elle ne se voyait pas cependant envoyer Jean Louis en prison pour cela. Il y a une autre possibilité qui a en outre l’avantage de ne pas figurer au casier judiciaire, c’est la peine de travail. C’est ce qu’elle prône dans ce cas.

 Par contre la défense avait invoqué la légitime défense, et donc l’acquittement de Jean-Louis. Elle parlait d’un homme au parcours irréprochable, qui habite maintenant dans le Hainaut et a un poste élevé dans la sidérurgie, que ce n’est pas lui qui est allé au combat, qu’il n’a voulu que se protéger. Et en a subi lui aussi des conséquences puisque sa compagne a fait une fausse couche dans les jours qui ont suivi.

Un geste disproportionné

Le tribunal n’a pas accepté l’argument de la légitime défense, du moment que le prévenu a reconnu lui-même qu’il avait vu rouge et qu’il a porté le premier un coup violent. Il estime que son geste était disproportionné par rapport à la menace. Il condamne donc Jean Louis à une peine de travail de 160 heures ou 2 ans d’emprisonnement.


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