L’auteur d’un Fort Chabrol à Verviers condamné à 5 ans de prison

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L’auteur d’un Fort Chabrol à Verviers condamné à 5 ans de prison

Le 4 septembre 2025, toute la ville de Verviers était en émoi, face à un Fort Chabrol qui aura duré six heures, un homme habitant la rue Renier, menaçant de faire exploser son immeuble.

Mais s’il avait mis ses menaces à exécution, c’est, selon un rapport des pompiers, tout le quartier qui aurait pu être dégommé de la carte, avec un nombre indéterminable de décès. Car on a découvert chez lui trois bouteilles de gaz acétylène, un gaz hautement inflammable et instable, qu’une simple étincelle aurait suffi à faire exploser. Les policiers diront qu’ils ont découvert deux bouteilles ouvertes, tandis que l’auteur des faits prétendra qu’il n’y en avait qu’une seule. N’empêche qu’une seule aurait provoqué l’explosion du quartier. Or l’homme apparaissait à sa fenêtre avec une cigarette éteinte et un briquet à la main, entouré de toutes les polices de la zone et même des forces spéciales fédérales, un scénario qui aura duré près de six heures, avant qu’il ne se rende.

Une tentative de meurtre collectif

L’heure pour lui était venue de rendre des comptes à la justice, en comparaissant toujours détenu devant le tribunal correctionnel où Bernard, 60 ans, devait répondre principalement de tentative de meurtre collectif, à la fois sur des policiers et un nombre indéterminé de gens. Où il avait expliqué qu’il n’avait pas pris la mesure du risque qu’il faisait courir au quartier : « Tout ce que je voulais, c’est que ma compagne Adrienne (nom d’emprunt) dont j’étais fou amoureux qui venait de me quitter revienne, ou sinon me suicider. J’étais en plein désarroi, et j’avais bu énormément, je n’étais pas dans mon état normal car je suis quelqu’un normalement de modéré. Si j’avais voulu faire exploser l’immeuble, je l’aurais fait. Elle a mis un tel chaos dans ma vie que cela m’a amené à ça. Je pense à me reconstruire et à vivre tranquillement » Il faut dire que lui et Adrienne formait un couple toxique, basé sur un échange de sexe et de drogue, car Adrienne était toxicomane.

Un arsenal invraisemblable chez lui

Me Delobel s’était porté partie civile pour la zone de police Vesdre dont pas moins de 16 gradés, qui aura été entièrement mobilisées pendant six heures et payées en heures supplémentaires, soit un montant de 7.300 euros qu’il réclamait, sans compter l’intervention des forces spéciales.

 Mais Mme Troisfontaine, ministère public, avait mis l’accent sur la dangerosité de l’individu, chez qui on a découvert un véritable arsenal d’armes en tout genre, allant de multiples pistolets, revolvers, fusils et munitions, jusqu’à une arbalète, une épée et même un arc à flèches avec flèches. « C’était juste des armes de collection, je ne pratiquais que le tir aux claies « avait-il objecté.

Un piège dressé à la police

Néanmoins, il a réussi l’exploit de mettre toute une ville en émoi, avec une menace bien réelle. Il a même invité les policiers à venir prendre le café pour discuter, mais ceux-ci ont détecté l’odeur du gaz à temps. Et il aura mis en danger grave et la société et la police en les attirant dans un piège Et ce sans compter qu’il avait peu avant par un coup de fil à la police menacé de se rendre place St Lambert à Liège, et de zigouiller du monde. Ce pourquoi elle réclamait un peu plus de 4 ans de prison.

Quelqu'un de bienveillant

Son avocate Me Vullo décrit un homme de nature bienveillante, mais déjà soigné pour dépression. Juste avant les faits, il avait arrêté son traitement, dont l’arrêt brutal peut engendrer des comportements délirants. Il est aussi animé d’un énorme sentiment d’injustice, suite à la décision concernant la garde de sa fille. Il a toujours travaillé jusqu’à la fermeture de son commerce de jeux-vidéo, ce qui a provoqué son état dépressif. Elle souhaitait que le tribunal lui inflige une peine avec un sursis sous conditions, en tenant compte du contexte, car il a besoin d’une aide pour se redresser.

En conclusion, il dit qu’il n’a jamais pensé faire du mal à quiconque, qu’il n’est pas fou, et qu’il est conscient d’avoir détruit sa vie en une seule journée. Mais s’il doit être puni pour ça, quand même pas à ce point-là.

3 ans ferme et une ourde charge financière

L’addition finale infligée par le tribunal est cependant encore plus lourde, soit 5 ans de prison. Mais le tribunal a tenu compte de la nécessité de soigner son addiction à l’alcool, et aussi sur le plan psychologique, pour lui accorder un sursis sous conditions pour deux ans de la peine, soit au final 3 ans de prison ferme. Il devra en outre payer un peu plus de 7.000 euros à la zone Vesdre, plus 800 euros à une policière qu’il avait molestée. Sans compter les frais de justice, qui se montent à 4.200 euros !

 

 


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