En mars 2025, un Welkenraedtois de 48 ans était condamné à 6 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Verviers, pour viol sur sa belle-fille, atteinte à l’intégrité sexuelle sur une autre. Ainsi que pour des traitements dégradants.
Michel (prénom d’emprunt) avait fait appel de ce jugement, qui a été porté à 8 ans de prison ferme. Rappel des faits : C’est le garçon qui le premier avait porté plainte contre son beau-père en l’accusant de violences envers lui. S’ensuivent les plaintes de Carole (idem) qui l’accusait d’attouchements sur sa poitrine et sur les fesses, et puis celle de l’aînée Armande (idem) d’avoir couché avec elle dès l’âge de 14 ans, ce qui constitue un viol selon la loi. Face à ces accusations, Michel (idem) 48 ans, les réfutait toutes en bloc « J’ai moi-même six enfants, et pas un seul ne se plaint de moi. Je ne suis pas un violent. Ce sont des attaques personnelles pour des sanctions passées que leur infligeais ».
Une relation amoureuse intense
Mais c’est sa relation avec Armande qui posait le plus question. Qu’il y ait eu relations sexuelles avec elle, c’est indéniable car une vidéo le prouve. « Oui, nous avons eu une relation amoureuse assez intense, et c’est d’ailleurs elle qui a fait le premier pas. Mais elle avait 18 ans, je n’ai jamais rien fait avec elle avant » affirmait-il. Pourquoi dès lors a-t-elle déposé plainte en disant qu’elle n’avait que 14 ans ? « Parce que c’est moi qui ai arrêté notre relation » se justifie-t-il. Et pour Carole, qui se plaint elle aussi d’attouchements sexuels en échange d’argent ? « Je n’ai jamais été attiré par elle, ni par d’autres enfants d’ailleurs » réfute-t-il. Reste les traitements dégradants qu’on lui reproche, notamment par privation de nourriture. « Ils n’ont jamais manqué de rien, j’ai simplement signifié que j’arrêtais de cuisiner pour tout le monde, qu’ils n’avaient qu’à se débrouiller eux-mêmes. » Et les insultes, dont ils se plaignent ? « Oh, ce n’étaient que des réflexions, du genre : t’es con ou quoi ? Ils se sentaient humiliés parce que je disais ce que je pense ».
Un viol, c'est tuer quelqu'un en le laissant vivant
Pas de quoi convaincre le ministère public, qui estimait les faits bien établis et réclamait 10 ans de prison pour Michel. On entendra aussi les deux filles décrire leur calvaire, avec cette parole forte d’Armande : « un viol, c’est tuer quelqu’un en le laissant vivant ! ». Me Bertrand Thomas sollicitait pour Michel l’acquittement en ce qui concerne les viols, dont on peut douter avant leur relation tout à fait consentie après ses 18 ans, et l’application du délai raisonnable pour le reste, datant de plus de six ans.
Peine aggravée
Le tribunal correctionnel de Verviers lui avait donné raison en ce qui concerne le délai raisonnable et le doute sur les viols sur Armande, mais avait déclaré la culpabilité établie pour tout le reste, y compris les faits de meurs qualifiés d’atteintes à l’intégrité sexuelle des jeunes filles. Il avait condamné Michel à six ans de prison ferme. Ce dernier a fait appel du jugement, mais mal lui en a pris, car il écope au final de 8 ans de prison ferme.
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