Fabien (prénom d’emprunt) un Pépin de 39 ans, est accusé devant le tribunal correctionnel de Verviers de coups récurrents sur sa compagne Juliette (idem) avec qui il est en couple depuis deux ans et demi.
Tout part d’une plainte de Juliette disant qu’il s’était énervé parce qu’elle voulait le quitter, et lui a donné un coup violent la projetant contre un meuble. S’ensuivent des révélations comme quoi ce n’était pas une première, les violences ayant commencé à peine après six mois de relation. Sur elle, mais aussi sur 4 enfants, dont un en commun, à qui il donnait volontiers des fessées musclées ou des coups occasionnant des blessures à sang coulant. Des enfants décrits par divers témoignages comme étant mal habillés et sales.
Conditionnés à recevoir des coups
Devant le tribunal, Fabien se défend en disait que c’est Juliette, qui pratiquait de la boxe, qui avait une attitude belliqueuse et agressive envers lui, faisant même usage de violences. Il raconte qu’une dispute avait eu lieu après une découverte de matériel de consommation de cannabis, dont se servait Juliette.
Des justificatifs qui avaient eu le don de choquer Mme Elodie Herman, ministère public. « A l’entendre, c’est Madame qui devrait être devant nous.. » En ce qui concerne les enfants, elle dit qu’on a constaté qu’ils étaient conditionnés à recevoir des coups, et qu’ils ont été abîmés par cette situation. Elle signale aussi ses nombreuses condamnations antérieures, dont du roulage, mais aussi pour vols, outrages et violences. Elle réclamait donc 2 ans de prison ferme.
Pas la prison svp !
Là-dessus , il pleurniche, en demandant au juge de ne pas le renvoyer en prison. Son avocat Me Van Nuffel insiste là-dessus
en décrivant un couple de personnes au tempérament de feu, avec des disputes fréquentes et des dérapages inévitables, et une agressivité de la part de sa compagne, sur fond de consommation de stupéfiants de sa part.. Mais surtout des enfants turbulents et violents à l’école, difficilement gérables. Son client dit qu’il n’allait quand même pas les laisser monter sur la tête. Il demande une peine de probation, c’est-à-dire des conditions à respecter sans qu’une peine de prison soit prononcée. Le tribunal ne l’a pas suivi dans cette voie, condamnant Fabien à 18 mois de prison ferme.
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