C’est d’un acte abominable dont est accusé un homme devant le tribunal correctionnel : celui du viol de sa propre fille âgée de 6 ans à peine (voire moins) pour lequel il encourt une peine de 7 ans de prison.
C’est en août 2021 que la maman de la petite Aline (prénom d’emprunt) 6 ans à l’époque, porte plainte contre Joël (idem), son papa, de qui elle est séparée. Déjà, deux ans auparavant, quand la fillette n’avait que 4 ans, elle avait été alertée par une déclaration de l’enfant comme quoi papa lui avait touché le minou. Mais la gamine se murant alors dans un silence obstiné, il avait été impossible d’en savoir plus.
Une scène cauchemardesque
Deux ans plus tard, c’est une fête de famille du côté de Joël qui débouche sur une scène cauchemardesque pour la famille. Alors que la petite faisait sa sieste, Joël disparait, assez longuement pour que des membres de la famille s’en inquiètent. Deux d’entre eux vont voir dans la chambre d’Aline, et découvrent avec stupeur que son papa est à ses côtés sous la couette, qu’ils demandent de relever, ce que Joël fait avec beaucoup de réticence. Mais ils entendent tous les deux clairement le « clic » d’une ceinture qu’on referme, et découvrent l’homme avec la braguette ouverte, et la petite, livide, avec sa robe relevée et coincée dans son legging.
Un discours abracadabrant
Aline se referme alors totalement, refusant de parler même aux enquêteurs spécialisés. Ce n’est que parce qu’on décèlera dans la culotte de l’enfant des traces d’ADN et des lésions du côté de la vulve compatibles avec une agression sexuelle qu’on aura une idée de ce qui s’est passé, soit un viol caractérisé. Ce que le papa niera d’abord, puis aura par la suite un discours qualifié d’abracadabrant en disant qu’il était dans le coltar après avoir beaucoup bu, qu’Aline était au-dessus de la couette et que c’est elle qui aurait pris sa main pour la guider vers son sexe. Par après, il se refugiera dans l’amnésie complète.
Six ans après
Presque six ans après les faits, un procès arrive enfin devant le tribunal correctionnel, où Joël est tout simplement absent, ce qui restreint considérablement les débats. Mme Elodie Herman, ministère public, soulignera que Aline a été atteinte longtemps d’énurésie c’est-à-dire de pipi au lit, symptomatique d’une agression sexuelle. Elle insiste sur la personnalité problématique du prévenu, décrit comme border line et au risque de récidive élevé. C’est pourquoi elle réclame 7 ans de prison !
La maman d’Aline dira qu’après avoir suivi un traitement psychologique adéquat, son enfant se porte bien. Pour le moment, car on sait les dégâts qu’à long terme de tels faits peuvent produire. Jugement en juin
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