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Traitements inhumains avec mort d’homme à Spa jugés au tribunal

 22 octobre 2019 13:25  |   Spa

C’est un épouvantable drame qui s’est déroulé à Spa le 13 septembre 2018 que le tribunal correctionnel de Verviers a examiné ce matin. Ce jour là, dès 9h30, deux individus, Didier Dohogne (51 ans) et Daniel Evrard (67 ans) se mettent à boire dès 9h30, bientôt rejoints par un voisin, Loris Cucchiaro  (57 ans).  Ce dernier, aux alentours de midi, se met à uriner sur lui en étant sur le canapé d’Evrard. Dohogne lui met alors une claque pour avoir manqué de respect à son copain Evrard. Loris tombe  au sol, face contre terre, les bras en croix. Commence alors pour lui un long calvaire, qui va durer des heures, les deux hommes s’acharnant sur lui en lui faisant subir des tas de sévices. Notamment avec de la cire chaude dans les fesses, en lui introduisant dans l’anus un bâton et divers végétaux, en lui découpant une fesse avec un couteau, mais aussi en le rouant de coups sur tout le corps.

Vers 18 h, les deux hommes sortent à la recherche de nouvelles boissons, et se font épingler deux fois par la police pour troubles à l’ordre public. Emmenés par la police, ce n’est qu’après 20h qu’une femme, Sonia Piters (50 ans), qui a assisté à toute la scène « en rigolant », disent les deux autres, viendra dire à un policier qu’il y a un homme mal en point dans leur appartement. Les secours trouvent la victime encore en vie à ce moment, et l’emmènent en hélicoptère au CHU. Mais il décédera le lendemain. Des suites des coups reçus, établira sans discussion l’autopsie pratiquée sur elle.

C’est pourquoi les deux hommes, toujours détenus, ont comparu devant le tribunal correctionnel sous les préventions de traitement inhumain et de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Pour cela, le ministère public a réclamé une peine de 5 ans de prison ferme pour Dohogne, et de 7 ans pour Evrard, un récidiviste déjà condamné à 15 ans en 1987 pour des vols avec violence ayant entraîné la mort de quelqu’un.

Pour leur défense, les deux prévenus disent qu’ils ont fait cela pour rigoler, une sorte de bizutage comme à l’armée.

Le procès se poursuivra le 5 novembre avec les plaidoiries de la défense. (L.B.)








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