Des remorques ont été installées dans le centre-ville de Verviers et dans le zoning de Stembert. Ce sont en réalité trois stations mobiles de contrôle de la qualité de l'air qui vont analyser la pollution pendant un an.
Ces stations vont rester pendant un an au même endroit. "On va y mesurer toute une série de polluants atmosphériques : les particules fines (PM10 et PM2,5), le monoxyde d'azote et le dioxyde d'azote, le monoxyde de carbone, le black carbon et les particules ultrafines", détaille Sébastien Fays, responsable du réseau mobile de la cellule de qualité de l'air de l'ISSeP, l'Institut Scientifique de Service Public. "Le but est de mieux comprendre l'exposition réelle de la population verviétoise à ces différents polluants atmosphériques, donc d'objectiver une situation avec des données scientifiques fiables".
Cette analyse est le fruit d'une collaboration entre l'Agence Wallonne de l'Air et du Climat, l'Institut Scientifique de Service Public et la Ville de Verviers. "À la fin de la campagne, nous fournirons un rapport à la Ville de Verviers qui reprendra l'ensemble des données collectées. Ces dernières auront été comparées à d'autres stations de mesure permanentes de la Région wallonne et confrontées aux valeurs limites des directives européennes", explique encore Sébastien Fays.
Quelles actions par la suite?
De quoi permettre à la Ville de prendre certaines décisions une fois les résultats clairement objectivés, même si Jean-François Chefneux, l'échevin de l'Environnement et de la Transition écologique, se montre prudent. "D'abord, on ne sait pas trop ce que les résultats vont donner. Par ailleurs, comme il s'agit de pollution atmosphérique analysée sur seulement la superficie de Verviers, 33 km2, il n'est pas forcément évident de mener des actions efficientes. Par contre, si on identifie dans ces données collectées des choses plus précises ou qui pourraient venir de sources locales, on pourra alors imaginer des actions plus ponctuelles".
"Il n'est pas forcément évident de mener des actions efficientes"
Cette étude wallonne est réservée aux villes de plus de 50.000 habitants. La Ville de Verviers avait par ailleurs déjà collaboré avec l'ISSeP par le passé pour une étude du même genre, mais Jean-François Chefneux précise que l'étude actuelle est plus poussée et permettra de collecter encore plus de données que la précédente.
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