Vendredi dernier, les locales écolo du Plateau de Herve se sont réunies en vélo, sur la ligne 38 pour mener l'action "qu'est-ce qu'on sème". Une opération de distribution de semences pour sensibiliser sur la biodiversité.
Distribution de semences en vélo, voilà le concept de l’action « Qu’est-ce qu’on sème ? » du 1er mai par la locale Ecolo du Plateau de Herve. Sur 23 kilomètres de Ligne 38 entre Herve et Plombières, un millier de plants ont été offerts aux passants. Une action verte et pleine de sens. « L’objectif, ici, c’est de rassembler autour d’un moment convivial et de partager nos valeurs. Nous distribuons des semences parce que la biodiversité c’est quelque chose d’important et souvent, elle est oubliée. C’est très important pour la vie et sans la biodiversité, sans les abeilles, sans les plantes mellifères, il n’y aurait pas de biodiversité et nous ne serions pas là », souligne Éric Quertemont, le co-président de la locale Ecolo de Thimister-Clermont.
1000 sachets de semences pour tous les goûts
Dégustation de jus de pomme du Plateau de Herve, distribution de semences de roses trémières, de plants de courges, de coriandre, de basilic ou encore de roquette, il y en avait pour tous les goûts et toutes les envies. « J'ai eu des semences de plantes aromatiques parce que je n’ai pas énormément de place et des fleurs et puis voilà, ce qu’on va nous proposer encore… pas grand-chose mais juste un petit peu », explique Bernard. « J’ai de la coriandre, des courges, le mélange de courges et du basilic. Je crois qu’il doit encore y avoir une autre espèce… Je vais les mettre dans un grand pot à la maison. Je vais mettre des plantes aromatiques avec comme ça, quand je voudrais aromatiser ma cuisine, j’irai cueillir des plantes », ajoute Henriette, de Battice.
« Les plantes mellifères sont essentielles pour protéger les abeilles »
Au-delà de l'idée de reverduriser la région et de favoriser le circuit court, l’action « Qu’est-ce qu’on sème » a également l’objectif de distribuer des plants mellifères, qui produisent du nectar et du pollen, essentiels pour nourrir les abeilles. « Il faut vraiment dire aux gens qu’ils doivent préserver la nature, fleurir les endroits parce qu’on peut planter partout. Et surtout, les plantes mellifères pour protéger les abeilles parce qu’on en a besoin. Je ne sais plus qui a dit ça mais le jour où on n’aura plus d’abeille, on n’aura plus d’homme. Alors, il ne vaut mieux pas que ça n'arrive pas », insiste Françoise. Sur l’ensemble du parcours, le groupe a effectué 7 arrêts pour échanger avec la population. Une manière conviviale de sensibiliser au respect de la biodiversité et de faire un peu de sport, sous le soleil.
Sur le même sujet
Recommandations
Les tiques s'installent de plus en plus dans l'arrondissement verviétois
Frelon asiatique : faut-il vraiment piéger à tout prix ?
Ce (plat) pays
Aubel : 2,5 kilomètres de haies pour la biodiversité
Premiers coups de pédale pour le nouveau groupe Avello de Welkenraedt
Malchamps: la réserve naturelle s'agrandit de 75 ha