Ces derniers temps, les procès pour violences conjugales et familiales plus ou moins graves pleuvent au tribunal correctionnel, des audiences entières y étant consacrées. Avec parfois de la prison ferme en guise de sanction.
Mourad (prénom d’emprunt) 33 ans était poursuivi devant le tribunal correctionnel pour coups à l’égard de sa compagne Marianne (idem) du temps de leur relation, et pour menaces de mort après leur rupture.
C’est en août 2024 que Marianne dépose une première plainte pour coups répétés depuis mars. Elle produit trois certificats médicaux décrivant des lésions compatibles avec ses déclarations.
Puis en août de la même année, la police la découvre en pleurs dans sa voiture avec son bébé. Elle constate des rougeurs au visage, aux bras, et à la cheville. Aux policiers, il dira l’avoir simplement repoussée avec la main sur la joue ! C’est évidemment l’incident de trop, qui provoque la rupture. Ce que Mourad ne supporte pas. Il lui envoie un message disant « si je te vois, je te tue. Je le jure sur la tête de la petite ». Ce qui signifie clairement pour la justice une menace de mort avec condition.
Absent à l’audience, le procès a été forcément restreint. La sanction est tombée, condamnant Mourad à 18 mois de prison ferme et à 1.000 euros d’amende. Il devra en outre s’acquitter de 2.000 euros en réparation du préjudice causé à Marianne, plus 300 euros de frais de procédure.
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