Le musée de la lessive et de la vie des lavandières a invité Loulou Paës à présenter sa collection d’œufs de Pâques. Une exposition de circonstance accessible jusqu’au 12 avril prochain.
Ce n'est pas la première fois que Loulou Paës présente sa collection d'œufs de Pâques dans cet espace muséal entièrement dédié à l'histoire de la lessive. Il s'agit en réalité de la collection de Denise, sa maman, qui a commencé à amasser des œufs de toutes sortes à l'âge de 40 ans. Ses premiers exemplaires étaient des œufs en bois, un ustensile alors indispensable à toute couturière digne de ce nom.
On avait tous des chaussettes en laine à l'époque, explique Loulou Paës, et on faisait des trous dedans. Maman mettait son œuf au talon — c'était souvent le talon qu'il fallait refaire — et elle reprisait avec de la laine. On donnait ainsi une seconde vie à nos chaussettes.
Des brocantes de Bruxelles aux trésors venus d’ailleurs
Au fil du temps, la collection s’est enrichie pour atteindre aujourd’hui près de 200 pièces. Denise parcourait les brocantes ou recevait des objets rapportés de voyages. Partout où elle se rendait, elle investiguait pour trouver des spécimens, avec une prédilection pour le marché aux puces de Bruxelles, où elle a longtemps vécu. D’abord composée d’œufs en bois très simples, la collection s’est ouverte à des pièces venues des pays de l’Est, notamment d’Ukraine. Elle tenait aussi à ses œufs de pierre issus de sa famille, autrefois placés dans les fermes pour inciter les poules à pondre au bon endroit. Avec le temps, elle s’est tournée vers des copies d’œufs de Fabergé transformés en boîtes à bijoux, tout en continuant à rechercher des objets anciens. Parmi ses préférés figurait un œuf en bois de Spa, une ville où elle a vécu avec sa fille.
Une passion contagieuse ?
Au décès de sa maman, Loulou n’a pas eu le cœur de se séparer de cette collection hors du commun. Plutôt que de la laisser dans l’ombre, elle a choisi de la partager avec le public, prolongeant ainsi la passion de Denise pour les œufs et la fête de Pâques.
Je crois que je vais un peu continuer son idée. C'est pas mal. J'ai trouvé à la brocante de Spa, il y a trois semaines d'ici, une dame qui vendait un petit décor de Pâques avec des œufs. Je lui ai acheté et je me suis dit : "Pourquoi pas continuer ?" C'est une belle collection et c'est agréable. Je pense qu'il faut aussi se documenter ; je viens de lire pas mal de choses sur les œufs, ça vaut la peine de fouiner de ce côté-là.
Les traditions de Pâques mises à l’honneur
Le musée de la lessive profite également de cette exposition pour présenter une autre curiosité liée à Pâques : des crécelles en bois.
Autrefois, elles servaient à prévenir les fidèles des offices religieux pendant l’absence des cloches, "parties" à Rome. Le dimanche de Pâques, elles "revenaient" en carillonnant pour annoncer la résurrection du Christ, tout en semant sur leur passage des œufs, symboles de renaissance.
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