Désormais entre les mains de la justice, le dossier du car wash de l'Avenue du Pont de Warche a animé les débats du conseil communal de Malmedy hier soir. Au vu des échanges, le climat autour de ce commerce reste tendu.
Pour l’échevin du Patrimoine, Grégory Schons, la situation est claire : le bail de l’exploitant n’a pas été renouvelé et les lieux auraient dû être libérés en janvier dernier. Or, l’activité se poursuit toujours sur la parcelle communale. Conséquence : la Ville de Malmedy a introduit une action en justice afin de récupérer le terrain. « Le différend est entre les mains de la justice et je ne vais pas aller plus loin puisque je ne doute pas que ce qui pourrait être dit en séance publique sera utilisé par nos adversaires devant les tribunaux et au détriment des intérêts de la Ville », a-t-il expliqué.
Une pétition et des milliers de soutiens
Sur le terrain, la mobilisation citoyenne semble ne pas faiblir. Le conseiller d’opposition Loïc Marquet (ECM) a rappelé que le commerce fait partie du paysage local depuis des années et qu’il bénéficie d’un soutien important. Une pétition réunissant plusieurs milliers de signatures a été déposée auprès des services communaux afin de défendre le maintien de l’exploitation actuelle. Toujours du côté de l’opposition ECM, on regrette qu’aucune solution à l’amiable n’ait pu émerger. L’ancienneté de l’activité et l’émotion qu’elle suscite auraient, selon eux, mérité la recherche d’un compromis.
Bornes électriques : vers une cohabitation possible ?
Quant à l’avenir de la parcelle, la majorité communale envisage d’y installer des bornes de recharge électrique. Loïc Marquet a interrogé le collège sur une éventuelle cohabitation entre ces futures installations et l’activité actuelle. Une hypothèse écartée par l’échevin, qui a confirmé la volonté de la Ville de récupérer l’ensemble du site.
« Compromission » : le mot qui fait réagir
Un échange plus sémantique est intervenu lorsque le conseiller d’opposition a évoqué l’idée d’une « compromission », dans le sens d’un terrain d’entente. Réaction immédiate de l’échevin Grégory Schons à l’emploi du terme, rappelant que, pour la majorité, il n’était pas question de « compromission » Le dossier reste désormais suspendu à une décision judiciaire. En attendant, le car wash poursuit son activité…
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