Bourgmestre de Jalhay depuis 2012, Michel Fransolet avait perdu son mayorat face à Victoria Vandeberg lors des dernières élections communales. Un revers difficile à digérer… et qui continue de marquer son action.
Hier soir, au conseil communal, l’ex-bourgmestre a montré qu’il n’avait rien perdu de sa combativité face à la majorité en place.
Dès l’ouverture de la séance, le feu était déjà allumé : la proposition de reporter d’un mois le Schéma de Développement Communal (SDC) a déclenché des débats virulents… et ce, entre membres mêmes de la majorité MR-IC-EJS, malgré une unanimité formelle lors du vote. Michel Fransolet a dénoncé l’envoi tardif d’un dossier de 600 pages : « Certains documents ne sont plus ceux qu’on nous avait envoyés ». Il a été rapidement rejoint par le conseiller Francis Lerho, qui a parlé de « délit de démocratie » face aux nombreuses versions du dossier – jusqu’à une vingtaine. En défense, l’échevin Dimitri Houssa a rejeté toute intention de dissimulation, expliquant le retard par des contraintes techniques et le respect du calendrier des conseillers.
Le SDC, rappelons-le, est présenté comme le dossier le plus crucial de la législature, avec un impact direct et durable sur l’aménagement du territoire et la vie quotidienne des habitants.
Terres agricoles : la commune perd-elle le contrôle ?
Autre point chaud : la délégation de la gestion des terres agricoles à l’Agence foncière agricole wallonne. Michel Fransolet a dénoncé un transfert de compétences risqué, synonyme selon lui de perte de contrôle communal sur les baux à ferme et les décisions stratégiques. Les débats ont creusé les détails techniques : proximité des exploitations, prise en compte de l’agriculture biologique, contiguïté des parcelles… autant de critères jugés flous. Contrairement à d’autres points, le vote n’a pas été unanime : Michel Fransolet s’est fermement opposé à une solution qu’il a dit « ne pas apprécier ».
Recrutement contesté : soupçons de partialité
La séance s’est terminée sur un dernier débat, celui du recrutement d’un agent administratif pour les Affaires générales et les Marchés publics. La fusion de deux postes à temps partiel en un poste à temps plein a suscité des interrogations du groupe d’opposition Vision. Sans remettre en cause le candidat ni le jury, il a estimé que cette modification pourrait compromettre l’égalité d’accès aux emplois publics. La majorité a défendu sa décision, soulignant le respect des règles et sa liberté d’action en matière d’engagement.
Au final, une séance tendue, révélatrice de fractures persistantes. Michel Fransolet a en tout cas clairement affiché son rôle de contrepoids à la majorité.
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