Plusieurs entreprises de l’arrondissement de Verviers ont récemment lancé des procédures de licenciement collectif.
Avec l’annonce d’une procédure Renault chez AE Valves à Petit-Rechain, ce sont plus de 70 emplois qui sont aujourd’hui menacés, portant à près de 450 le nombre de postes supprimés en un an et demi au sein de grandes entreprises de la région.
Après les fermetures de Copeland et d’Hexcel à Welkenraedt, et les suppressions d’emplois chez NMC à Eynatten, la députée wallonne Valérie Dejardin (PS) tire la sonnette d’alarme. « C’est une hémorragie sociale, et rien n’est mis en place pour l’endiguer », dénonce-t-elle.
Une stratégie jugée inexistante
Interpellé au Parlement wallon, le ministre wallon de l’Emploi et de l’Économie, Pierre-Yves Jeholet (MR), se serait, selon la députée, limité à évoquer l’accompagnement du Forem, sans bilan concret sur le devenir des travailleurs licenciés ni vision d’ensemble pour le redressement industriel de la région. « Il n’y a pas l’ombre d’une stratégie pour l’emploi et l’économie, ni à Verviers, ni en Wallonie », regrette la députée-bourgmestre de Limbourg.
Une absence de cap jugée d’autant plus inquiétante que de futurs projets structurants, comme le télescope Einstein, pourraient générer des emplois. « Sans stratégie claire, ces retombées risquent d’échapper à la Wallonie », avertit Valérie Dejardin, qui fustige le décalage entre la gravité de la situation et la réponse de la majorité MR – Les Engagés.
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