À Wegnez, le nouveau pôle sportif accueille depuis peu plusieurs clubs sportifs de la commune de Pepinster dans des infrastructures flambant neuves. Un accès dont ne peut pas bénéficier le club de foot de Cornesse, pourtant club de la commune.
Cette histoire agite la commune depuis plusieurs semaines et est encore revenue sur la table au conseil communal de ce lundi soir. La raison de ce refus ? Une convention de fusion signée par les quatre clubs de la commune de l'époque (Pepinster, Wegnez, Soiron et Cornesse) en septembre 2015. "À l'époque, les clubs étaient venus me trouver en disant qu'ils étaient en difficulté financière, donc je leur ai proposé de réaliser une infrastructure globale pour l'ensemble des clubs et que ces derniers fusionnent. C'était la condition sine qua non pour lancer le projet", rappelle Philippe Godin, bourgmestre de Pepinster. "Les quatre clubs ont accepté et ont signé la convention, alors aujourd'hui, on demande simplement qu'ils respectent leur engagement".
"On demande simplement que les clubs respectent leur engagement"
Car aujourd'hui, cette fusion n'a toujours pas eu lieu, sauf entre Wegnez et Pepinster. Or, depuis cette convention, le comité et la présidence de Cornesse ont changé il y a 3 ans. Les nouveaux dirigeants du club ne souhaitent pas fusionner et la convention seule signée à l'époque n'est pas suffisante pour obliger cette fusion. "Le pouvoir de décision doit se faire lors de l'Assemblée générale. Or, cette dernière n'a jamais eu lieu", signale Erwan Halkin, président du RFC Cornesse. "Et là, on vient de passer un hiver où la commune a laissé une soixantaine d'enfants dans la boue sur le seul fait que l'on refuse la fusion, donc selon elle, nous n'avons pas droit à un bien public communal, ce qui est totalement illégal"
"Le pouvoir de décision doit se faire lors de l'Assemblée générale. Or, cette dernière n'a jamais eu lieu"
Le président de Cornesse indique aussi que depuis 2015, le club a redressé ses finances et possède même un matelas financier, ce qui lui permet de vivre en autonomie. Erwan Halkin précise aussi que la demande de Cornesse est de ne bénéficier que ponctuellement des nouvelles infrastructures, surtout en période hivernale. Mais pour la commune, le but est que ces nouvelles infrastructures deviennent le centre névralgique du futur club fusionné.
Soiron a fait un pas vers la fusion
Amaury Evrard, échevin des Sports de Pepinster, se montre lui aussi intransigeant. "Le club de Soiron nous a envoyé un courrier nous indiquant qu'il faisait un pas vers la fusion. Nous attendons le même pas de la part de Cornesse pour rentrer dans cette fusion et pouvoir bénéficier de ces infrastructures. Si le club de Cornesse acte cette fusion, on pourrait évidemment les accueillir ici dès cette année".
"Si le club de Cornesse acte cette fusion, on pourrait les accueillir dès cette année"
Mais pour le moment, ce pas ne sera pas effectué et le président de Cornesse se dit prêt à aller jusqu'au bout pour permettre à son club de profiter des infrastructures communales sans être forcé de fusionner. L'affaire est donc loin d'être terminée.
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