La lutte contre la berce du Caucase se poursuit, inlassablement. Cette plante invasive peut causer de graves brûlures en cas de contact avec sa sève, il faut donc l'éradiquer. Comme le faisait encore ce mercredi le Contrat Rivière Amblève-Rour, sur les hauteurs de Trois-Ponts.
Les actions d’éradication de la berce du Caucase se poursuivent chez nous, inlassablement. « Nous nous occupons de la gestion depuis 2009 déjà, on commence à voir clairement les effets, on estime que près de 80% des sites recensés sont correctement traités aujourd’hui », explique Pascal Schmitt, agent traitant au Contrat Rivière Amblève-Rour, rencontré lors d’une action sur les hauteurs de Saint-Jacques, sur la commune de Trois-Ponts, en plein travail. « Il faut couper en-dessous du sol, les racines. Pour cela il faut être équipé, gants, bottes, casque à visière, etc. parce que les projections de la sève peuvent être dangereuse. Si on en a sur la peau, la sève peut causer de graves brûlures après exposition au soleil», prévient Pascal.
Il ne faut pas non plus confondre berce commune et berce du Caucase, cette dernière étant invasive et envahissante. « La berce du Caucase prend la place des autres plantes indigènes, tout en détournant les pollinisateurs. Elle est un danger pour les autres plantes », souligne Marie Monseur, chargée de missions « espèces invasives envahissantes » au Contrat Rivière Amblève-Rour. « Pour distinguer les deux plantes, la berce commune a une tige en forme de « u », la tige est de couleur plus uniforme, la Caucase se caractérise par des taches rouges et une tige remplie. Les feuilles sont aussi différentes, pour la Caucase elles sont plus grandes, avec une sorte de poils dessus. Elle peut aussi atteindre entre 2 et 4 m, la commune montera généralement entre 1 et 2 m maximum. Les fleurs sont aussi distinctes, la commune compte une quinzaine de branches en-dessous, la Caucase peut, elle, compter jusqu’à 50 branches pour une fleur plus grande. »
Pour rappel, aussi, si vous découvrez des berces du Caucase, ne tentez pas de les éliminer par vous-même. Prévenez votre commune, le DNF ou le Contrat Rivière, qui sont outillés pour agir sur le terrain.
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