Après plusieurs mois de piégeage intensif contre le frelon asiatique, les spécialistes demandent aux citoyens de retirer leurs pièges dès le mois de juin afin d’éviter des impacts sur d’autres insectes.
La campagne de piégeage du frelon asiatique menée ce printemps en Wallonie a permis de capturer plus de 13.000 fondatrices de nids. Un résultat encourageant pour le Centre wallon de Recherches agronomiques, qui demande désormais aux citoyens de retirer leurs pièges durant le mois de juin.
Installés dès le début du printemps, ces pièges avaient pour objectif de capturer les fondatrices, ces futures reines qui créent seules un nouveau nid après l’hiver. En empêchant leur installation, les autorités espéraient limiter la prolifération du frelon asiatique.
Mais la situation évolue avec l’arrivée de l’été. Les fondatrices sont désormais devenues des reines installées dans leurs nids, entourées de premières ouvrières. À ce stade, les pièges perdent leur efficacité et risquent surtout de nuire à d’autres insectes utiles.
Selon le Centre wallon de Recherches agronomiques, les ouvrières de frelons asiatiques sont capables de ressortir des pièges. En revanche, d’autres espèces, comme les frelons européens ou certains bourdons, peuvent être capturées, avec un impact négatif sur l’entomofaune locale.
Même si plus de 13.000 fondatrices ont été piégées ce printemps, il est encore trop tôt pour savoir si cela permettra de réduire le nombre de nids cet été. Les chercheurs rappellent que la Wallonie se trouve toujours dans une phase d’expansion importante du frelon asiatique.
La vigilance reste donc essentielle dans les prochaines semaines. Les nids primaires peuvent encore être découverts dans des endroits abrités comme les greniers, les abris de jardin, les boîtes aux lettres ou encore les nichoirs à oiseaux.
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