L'agrandissement du bassin supérieur de la centrale de Coo ne se résume pas à un projet énergétique. En parallèle du chantier, ENGIE a aménagé près de 30 hectares dédiés à la biodiversité. A présent, les premiers résultats sont visibles sur le terrain.
À première vue, difficile d'imaginer que ce paysage est né d'un chantier industriel. Autour du bassin supérieur de la centrale de pompage-turbinage de Coo, une vaste zone de biodiversité s'est progressivement développée. Un projet environnemental mené en parallèle de l'agrandissement du lac supérieur numéro 2.
Un bassin agrandi pour stocker davantage d'énergie
En 2021, ENGIE a lancé un important chantier visant à augmenter la capacité de stockage de sa centrale de pompage-turbinage. Pour y parvenir, les digues du bassin supérieur numéro 2 ont été agrandies. « Nous avons déplacé plus d'un million de mètres cubes de matériaux pour réaliser cet agrandissement. Cela nous permet aujourd'hui de disposer de 600.000 mètres cubes d'eau utile supplémentaires pour le stockage d'énergie », explique Gilles Hardy, chef de projet chez ENGIE.
Un chantier pensé aussi pour l'environnement
Mais l'agrandissement du bassin ne constituait qu'une partie du projet. Dès sa conception, un important volet environnemental a été intégré afin de limiter l'impact des travaux sur le voisinage et sur le milieu naturel. « L'objectif était notamment de réduire les nuisances liées au chantier. Une grande partie des matériaux a été extraite et réutilisée directement sur le site, ce qui a permis de limiter fortement le charroi et les transports », poursuit Gilles Hardy.
Cinq zones dédiées à la biodiversité
Imaginés en parallèle du chantier, les aménagements s'étendent aujourd'hui sur près de 30 hectares répartis en cinq zones distinctes. Landes, mares, pelouses sèches, espaces boisés ou encore plans d'eau : chaque milieu a été conçu pour accueillir des espèces spécifiques.
« Au fur et à mesure de l'avancement du chantier, les différentes zones étaient réaménagées avec un objectif clair : pousser le plus loin possible l'intégration environnementale du site et offrir des conditions favorables au développement de la biodiversité », souligne Maxime Ninane, bio-ingénieur.
Selon lui, les premiers résultats sont déjà visibles : « Nous constatons aujourd'hui une biodiversité plus riche et plus originale que celle qui était présente avant les travaux. »
Des premiers résultats encourageants
Plus de trois ans après leur création, ces aménagements commencent à porter leurs fruits. Plus de 200 espèces ont déjà été recensées sur le site. Pour favoriser leur développement, 7.500 arbres ont été plantés, plus de 600 mètres de haies aménagés et 2,5 kilomètres de sentiers balisés ont été créés afin de permettre au public de découvrir cette nouvelle zone de biodiversité.
Sur le même sujet
Recommandations
Welkenraedt : premier championnat de fauchage à la faux en Wallonie
Stoumont : interdiction du nourrissage artificiel validé par le Conseil d'État !
Nationaliser le nucléaire? "C'est le bon choix!"
Prime énergétique refusée à Baelen : 300 € qui cristallisent un vrai bras de fer politique
Cap Terre cultive l’autonomie depuis plus de 25 ans