Non, le fauchage à la faux n'est pas totalement démodé ! Ce samedi, une vingtaine de personnes se sont réunies à Welkenraedt pour participer au championnat de fauchage à la faux. Si la technique est ancestrale, elle continue d'attirer des amateurs.
Nettoyage de la faux, aiguisage de la lame et concentration. Peter est fin prêt pour son premier championnat de fauchage à la faux. Un championnat organisé pour la première fois en Wallonie, dans les vergers du Bosquet de Welkenraedt. « Depuis tout petit je travaille avec la faux. Et ces dernières années, je me suis intéressé de plus en plus. Et j’avais vu passer la fête de la faux. Et il n’y avait pas de choix », explique-t-il.
Des critères de cotation très précis
Qualifié pour la finale, le faucheur originaire de Duffel près de Malines, s’attaque à une parcelle de 25 mètres carrés. Si la vitesse est importante, d’autres critères sont pris en compte par les juges. « Les critères, ce sont la régularité de la coupe. Elle ne doit pas être trop basse pour avoir une bonne repousse. Quand on fauche, on laisse toujours quelques centimètres. Elle ne doit pas être trop haute pour ne pas avoir du gaspillage de foin. Donc on regarde ça et puis, parfois, il reste des épis et en fonction de ça on va donner une note sur 10 pour chaque parcelle », détaille Mathieu Dohmen, un formateur en fauchage et juge pour la compétition.
« On peut être très efficace avec la faux et sans avoir les inconvénients de la tondeuse »
La discipline du fauchage à la faux est fortement répandue aux Pays-Bas et en Flandre, mais ce premier concours wallon a permis de faire découvrir une discipline peu connue, mais loin d’être démodée. « Une fois qu’on maîtrise le geste, on peut être très efficace avec la faux et sans avoir des inconvénients. On n’a pas les gaz d’échappement, les vibrations, les pollutions sonores. On travaille dans le calme. Donc c’est agréable », précise Peter De Schepper, l'organisateur du concours.
« Faucher, c’est surtout l'occasion de se relaxer »
Karleen est venue expressément de Groningen aux Pays-Bas pour le concours. Le fauchage à la faux est aussi pour elle une manière de se déconnecter. « Normalement je prends le temps. Ce n’est pas la vitesse mais c’est surtout un bon moment de calme pour prendre le temps de voir les animaux qui sont dans l'herbe. J’aime beaucoup la nature ». Avec 24 participants réunis, le premier championnat wallon est plus que réussi pour l’organisation du Pic Vert qui espère continuer à faire grandir la discipline en Belgique et en Wallonie.
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