Ce sont des faits terribles et honteux qui sont reprochés à un homme de 31 ans au tribunal correctionnel de Verviers, soit des violences envers un bébé d’à peine 11 mois au point de lui occasionner une double fracture du crâne.
Le 19 avril 2022, le service d’urgence pédiatrique du CHR de la Citadelle informe la police de soupçons de maltraitances vis-à-vis d’un bébé dont l’IRM a révélé une double fracture du crâne. Interrogée, la maman Héloïse (prénom d’emprunt) 30 ans affirme dans un premier temps qu’elle avait remarqué après sa sieste que le petit avait une bosse à la tête, mais sans plus. Elle écarte d’emblée tout soupçon sur son compagnon Georges (idem), disant qui celui-ci pouvait se montrer violent en paroles uniquement et qu’il n’était jamais resté seul avec le bébé.
Il faut fermer la gueule aux enfants
Ce n’est pas vraiment ce que révèle son téléphone, qui contient des éléments explicites. Il y a d’abord une photo de l’enfant qui remonte à janvier 2022, à peine 7 mois à l’époque, qui montre des ecchymoses sur son visage. Puis il y a ces recherches sur le web faites par Héloïse sur les traumatismes crâniens sur un enfant. Et aussi ces messages où Héloïse reproche à Georges qu’il est plus facile de s’en prendre au petit, et que c’est honteux. Et puis, il y a cette phrase terrible de Georges : « les enfants, il faut leur fermer la gueule » !
Les grands parents diront qu’Héloïse leur avait dit dans un premier temps que c’était son frère qui avait fait tomber le petit par terre, avant de leur avouer que c’était Georges qui l’a jeté à terre. « Quand il est énervé, il tape sur le petit » dira-t-elle.
L’expertise médicale viendra confirmer tout ça. « Les traumatismes relevés sont compatibles soit avec des coups portés avec un objet contondant, soit par projection sur une surface dure ». De son côté, Georges niera tout caractère volontaire aux blessures de l’enfant.
La lâcheté de s'en prendre à un enfant sans défense
Pour le tribunal, les relevés sur le téléphone sont explicites quant aux blessures traumatiques subies par l’enfant, et qui ne peuvent provenir que de Georges, et sont volontaires. Il souligne le caractère lâche de ces agressions sur un enfant sans défense au lieu de la protection que la société attend des adultes. Il condamne donc Georges à 3 ans de prison ferme avec arrestation immédiate.
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