C’est détenu que Murat (nom d’emprunt) comparait devant le tribunal correctionnel pour coups et blessures sur son épouse Farah (idem). Enfin, épouse, c’est selon lui, car ils ne sont mariés que religieusement.
« C’est interdit en Belgique, un mariage religieux sans être passé auparavant par le mariage civil » l’admoneste le juge. « Je n’étais pas au courant, chez nous, c’est pas comme ça, et c’est elle qui l’a voulu » réplique-t-il. Il est pourtant en Belgique depuis 2017, il ne parle toujours pas le français, et n’a jamais travaillé. « Je suis musicien, c’est elle qui ne voulait pas que je travaille le soir, et le français, c’est difficile » se défend-il via une interprète.
Automutilation ?
La scène qui l’emmené en prison puis devant le tribunal est toute récente, puisqu’elle se déroule en décembre 2025. Farah est hébergée au centre d’accueil Marie-Louise, un logement qu’il considère comme étant chez lui aussi, alors qu’ils sont séparés. Il la raconte à sa façon : « Je suis rentré chez moi, elle m’a dit qu’elle ne voulait plus de moi. J’ai remarqué qu’elle recevait des appels auxquels elle ne répondait pas. J’ai voulu savoir pourquoi, c’est normal, et comme elle ne répondait pas, j’ai voulu saisir son téléphone, mais elle s’est sauvée par la fenêtre. Je n’ai rien fait d’autre. » prétend-il.
Il existe pourtant des traces relevées au cou qui attestent la version de Farah comme quoi il l’a saisie par la gorge et a serré. « Elle s’automutile » ne trouve-t-il qu’à répondre. Au cou, vraiment ?
Demande refusée
Pour Mme Elodie Herman, ministère public, ses propos ne sont pas crédibles du tout. D’ailleurs, le logement était dévolu à Farah et ses enfants, à l’exclusion de Murat, dont elle est séparée depuis quelques temps, en raison de brutalités et de consommation d’alcool et de cannabis. Elle rappelle que Murat a déjà subi deux condamnations pour vente de stupéfiants, à 20 mois et 30 mois de prison. Elle requiert 8 mois de prison ferme supplémentaires.
Sans avocat, pour sa défense, il prétend que son épouse regrette ce qu’elle a dit, et demande qu’on l’entende. La réponse du tribunal est catégorique : c’est non ! »
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