Alexis (prénom d’emprunt) est poursuivi devant le tribunal correctionnel pour (encore !) détention et diffusion d’images pédopornographiques, dont certaines concernaient sa propre nièce âgée de 5 ans !
Il comparaissait libre, dénoncé par un organisme traqueur de ce genre d’individus, pour avoir détenu et surtout diffusé des images pédopornographiques, dont au moins une, celle d’abus sexuels commis par lui-même sur une nièce alors que celle-ci n’avait que 5 ans, et lui 16 !
Devant le tribunal, il nie avoir jamais envoyé de telles photos, du moins volontairement, car il est bien forcé d’admettre la réalité de cette photo interceptée par l’organisme. « C’est peut-être une erreur, j’aurais voulu envoyer une autre photo classique, et me serais trompé de galerie, mais je ne m’en souviens plus ». Il ne peut cependant nier la détention de ces images, ni non plus l’historique des recherches retrouvé sur son ordinateur, avec des mentions significatives comme « initier un enfant au sexe » ou encore « avoir une relation sexuelle avec un enfant ».
Une expertise peu rassurante
L’expertise psychologique menée sur lui est peu rassurante, dixit l’expert. « Il tente de banaliser ses comportements et exprime peu d’empathie pour les enfants concernés. Il fait preuve d’une déconnexion émotionnelle, et dissocie la vision d’attouchements sur sa nièce d’une quelconque attirance de caractère pédophile. »
Devant ce déni manifeste, le ministère avait requis 5 ans de prison, la défense plaidant de son côté la suspension du prononcé. Une mesure inappropriée, estime le tribunal, qui condamne Alexis à une peine plus modérée, trois ans de prison avec sursis probatoire. Parmi les conditions, celle de déménager dans un périmètre d’au moins 10 km, car il habite à 50 mètres de sa victime. « Une proximité inacceptable pour elle » juge le tribunal.
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