Il en pleut pour le moment des affaires de violences familiales au tribunal correctionnel de Verviers, à tel point qu’il a fallu instaurer des audiences toutes entières consacrées à ce type de faits.
Celle qui concerne Mohamed (prénom d’emprunt) risque de lui valoir un an de prison ferme. Les faits qui lui sont reprochés ne sont pas tout récents, puisqu’ils remontent à décembre 2023. Mais il y a ses antécédents judiciaires, qui inscrivent pas moins de 6 condamnations, dont une déjà pour violences sur son épouse Yasmine (idem).
Un discours angélique
Ce jour-là, la police est appelée par une voisine de Yasmine, chez qui cette dernière s’est réfugiée après avoir subi des coups de la part de son mari. La police relève effectivement des traces de coups sur son corps et au cou. Poursuivi devant le tribunal, il a un discours de défense assez angélique : « Elle me menaçait tout le temps de m’envoyer en prison en évoquant mes antécédents si je ne faisais pas ce qu’elle voulait. Elle était agressive avec moi. Finalement, on avait convenu de se séparer et que c’est elle qui partirait de l’appartement. Moi, je vivais ma vie de célibataire. Ce jour-là, elle a voulu regarder les messages que je recevais, je l’ai simplement repoussée. En m’accusant, elle a eu finalement ce qu’elle voulait : l’appartement. C’est moi qui suis parti. »
Et les traces de coups relevées, alors ? « C’est possible » dit-il sans plus d’explication. Il y a aussi une voisine qui témoigne de l’emprise qu’il avait sur elle. « C’est une amie à elle. Et ce que disent les voisins qui m’enfoncent, c’est de la pure jalousie. Je suis gérant d’entreprise, pas un punchingball ».
Une relation explosive
Pas de quoi convaincre Mme Elodie Herman, ministère public, qui parle d’une relation explosive, en relevant ses 6 condamnations dont celle déjà en 2023 pour des coups sur Yasmine, et deux pour ivresse au volant, ce qui semble indiquer un problème d’alcool. Elle réclame un an de prison.
Mais pour Me Uerlings, son avocat, il peut y avoir doute sur la réalité des faits reprochés. Ce n’est qu’à sa deuxième audition qu’elle parle de violences en reconnaissant qu’elle était ivre. Elle est du genre colérique, et selon Mohamed, c’est elle qui l’aurait saisie par les testicules. Et c’est lui qui a débranché la prise de cette relation chaotique. Il demande donc son acquittement au bénéfice du doute. Jugement en février.
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