Avant l’entrée en guerre de la Belgique, entre décembre 1938 et et juin 1939, la gare de Herbesthal a été l’une des portes d’entrée pour les enfants juifs non accompagnés. Ils étaient envoyés par leurs parents vers les pays libres pour fuir l’arrivée au pouvoir des nazis. Quatre-vingt ans après cet épisode dramatique de l’histoire, la commune de Lontzen a voulu créer un lieu de commémoration inauguré ce dimanche, à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. A cette occasion, une sculpture de l’art-thérapeute, Sebastian Schmidt, qui représente un groupe de ces jeunes réfugiés a été dévoilée.
Ce sont quelque 3600 enfants juifs non accompagnés que notre pays aurait accueilli. Et parmi eux, Henri Roanne -Rosenblatt. Après l’arrestation de son père à Vienne, il a pu prendre place dans l’un de ces convois d’enfants. Il était alors âgé de 6 ans.
Hier, ce sont des règles administratives qui étaient brandies par les autorités pour refuser ces jeunes mineurs non accompagnés. Aujourd’hui, le même argument revient chez certains.
Commémorer, c’est se souvenir pour que les erreurs du passé ne se répètent pas. La gare d’Herbesthal est le premier lieu de commémoration belge des transports d’enfants juifs entre 1938 et 1939. De tels monuments existent déjà en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Pologne.
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