La chambre criminelle a également rendu son verdict dans le procès à charge de Assami Kaboré, 34 ans, originaire du Burkina-Faso. Il est accusé du meurtre d’une Tchadienne de 43 ans, Nicole de Gallois, qu’il hébergeait chez lui. S’il reconnaissait des coups, il niait l’intention de tuer.
Le 12 janvier 2016, on retrouvait le corps de cette femme dans une remise d’une maison d’Ensival où elle logeait en compagnie de l’accusé. Elle était cachée sous une brouette, exsangue et la tête marquée de nombreux coups. Son colocataire Assimi Kaboré, lui aussi blessé à la tête, livrera trois versions, disant avoir été attaqué par deux homosexuels, puis que c’était Nicole qui avait été agressée et qu’il l’avait défendue. Avant d’avouer, et c’est la version qu’il soutenue au tribunal, qu’il avait été agressé par Nicole pour un motif inconnu, et qu’il s’était défendu avec un objet qu’il ne pouvait préciser. Il nie avoir eu l’intention de la tuer, d’où la thèse défendue par la défense
Toutefois de très nombreux éléments font douter l’accusation de cette version, ne serait-ce que le nombre de coups portés. 82 lésions ont été répertoriées sur son corps, dont 42 rien qu’à la tête, sans doute à l’aide d’un marteau. Tandis que les lésions relevées sur l’accusé tiennent plutôt de coups de rasoir, qu’il a bien pu s’occasionner lui-même. Pour l’accusation, il s’agit purement et simplement d’un meurtre sauvage, commis pour des raisons restées obscures, sans doute une question d ‘argent. Le ministère public avait réclamé 20 ans de prison.
La défense avait de son côté plaidé les coups volontaires en parlant pour justifier le nombre de coups d’emportement plutôt que d’acharnement.
Mais le tribunal a estimé le meurtre bien établi, et condamné Kaboré à 20 ans de prison. (L.B.)
Recommandations
Stavelot: 200 Blancs-Moussis perpétuent la tradition
Sourbrodt, un carnaval au coeur de ses habitants
Stéphanie Cortisse à l’écoute des écoles pour adultes de Verviers