Malgré le vent et un ciel incertain, le carnaval de Sourbrodt a fait vibrer le village ce samedi. Ni la pluie ni la neige n’ont freiné l’enthousiasme. Au rythme du cortège et des fanfares, habitants et visiteurs ont célébré, unis par la même passion.
Avec ses 7.560 habitants, la commune de Waimes, au sud de notre arrondissement, ouvre la saison des cortèges carnavalesques. À Sourbrodt, le carnaval a connu des périodes plus calmes, mais il renaît toujours. La dernière grande relance remonte à une trentaine d’années.
Une tradition qui renaît toujours
« C'était une famille, des frères, qui ont relancé le carnaval avec deux chars. Et contrairement au carnaval maintenant, le carnaval se déroulait dans tout le village », explique Marc Gazon, du Big Band de Sourbrodt. Aujourd’hui, le cortège s’élance devant l’école du village. Il parcourt un peu plus d’un kilomètre le long de la route principale avant de se disloquer au pied de l’église. Si le parcours s’est structuré, l’esprit reste le même : rassembler et faire vibrer le village au rythme de la musique.
La musique au cœur du cortège
C’est toujours l’ensemble musical local qui donne la cadence. « Nous sommes un big band depuis des années mais effectivement, en tant que société de Sourbrodt, cela nous tient à cœur de participer au carnaval du village. Pour l'occasion, nous nous reformons dans une formation qui permet de faire le carnaval. Et c'est vrai aussi que pendant la période carnavalesque, tous les musiciens se dispatchent dans d'autres sociétés amies pour donner un coup de main, à Malmedy, à Faymonville et dans d'autres villages », précise Béatrice Bodarwé, présidente du Big Band de Sourbrodt.
Un rendez-vous attendu toute l’année
L’âme du carnaval, elle, ne change pas. Le cortège reste un rendez-vous incontournable pour la jeunesse de Sourbrodt et des villages voisins. L’enthousiasme ne faiblit pas. « Le carnaval, cela représente l'ambiance. C'est ce qu'on attend toute l'année ! Et l'on se réjouit de voir tout le monde déguisé ! », assurent Lola et Valentine Bronlet, de la Jeunesse de Sourbrodt.
Du côté de la Jeunesse d’Ovifat, le sentiment est le même. « Cela représente une bonne ambiance, une festivité régionale. Cela se passe chaque année et l'on s'entend très bien ! », souligne Diego Jamar.
Et les spectateurs n’en pensent pas moins. Qu’il vente ou qu’il neige, que le soleil brille ou que le brouillard s’invite, l’essentiel est ailleurs : partager un moment festif et faire vivre une tradition qui, à Sourbrodt, continue de rassembler les générations.
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