Un jeune homme avait fait irruption dans une classe de l’IPES et donné un coup de boule à un élève de 14 ans qui lui a fracturé le nez. Il risquait un an de prison, mais s’en tire avec une peine de travail.
Omar (prénom d’emprunt) 21 ans est un ancien élève de l’IPES à Verviers. Il a une relation amoureuse avec Marie (idem), 16 ans, ce qui lui vaut pas mal de quolibets de la part de certains camarades en raison de la différence d’âge, et en particulier d’un certain Emile (idem) 14 ans.
Sans aucune parole
En novembre 2024, nouvel envoi d’un sms spécialement dégradant d’Emile à Marie, qui relaye immédiatement le message à Omar. Le sang de ce dernier ne fait qu’un tour, il se rue dans l’école qu’il connaît bien puisqu’il l’a fréquentée, et après s’être renseigné sur la classe où se trouvaient Marie et aussi le fameux Emile, se rue dans la classe, malgré le refus de la professeure qu’il bouscule, et se dirige directement vers Emile et sans qu’aucune parole ne soit prononcée, lui flanque un coup de boule sur le nez, avec pour résultat une fracture du nez. Et puis s’en va, en donnant toutefois son nom à la sortie. Emile dira qu’il a reçu en plus une gifle et un coup de poing à la pommette, ce qu’Omar niera.
Un message de trop
Cette intrusion dans l’école et l’agression sur Emile ont valu à Omar une comparution devant le tribunal correctionnel, où il n’a pu que reconnaître les faits en disant que ce message d’Emile plus que déplaisant était celui de trop, qu’il n’a pas réfléchi d’autant plus que Marie l’avait déjà averti qu’Emile comptait s’en prendre à lui et à sa famille. Il dit aussi s’être senti en danger lorsque deux autres élèves se sont levés pour s’interposer. Il se justifie également en disant qu’il est hyperactif et qu’il suit d’ailleurs un traitement pour ça, de manière à pouvoir concrétiser son aspiration à une carrière... dans la police.
Raison pour laquelle la défense sollicitait une suspension du prononcé, ce qui n’apparaît pas au casier judiciaire, tandis que le ministère public réclamait un an de prison.
Manque de respect pour l'école
Le tribunal a refusé de lui accorder la faveur d’une suspension du prononcé, malgré le caractère isolé des faits. Il estime en effet que son geste est une violence gratuite commise avec détermination , ainsi que le manque de respect du prévenu envers l’institution scolaire. Il le condamne à une peine de travail de 100 heures ou un an d’emprisonnement jugée plus adéquate car une suspension du prononcé aurait pour effet de banaliser son comportement.
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