Près de 200 Blancs-Moussis se sont retrouvés ce dimanche à Stavelot pour la traditionnelle Sortie de Carnaval. Quatre semaines avant le Laetare, la ville a déjà vibré au rythme du mâssi tour, entre transmission, familles et premières émotions.
9h30 ce dimanche matin. Au local, près de 200 silhouettes blanches se préparent dans un brouhaha feutré. On ajuste un masque, on noue un cordon, on échange un sourire.
À Stavelot, la Sortie de Carnaval marque le premier battement du Laetare… qui aura lieu dans exactement quatre semaines.
« Il faut savoir qu'historiquement, le carnaval était également fêté à Stavelot. C'est plutôt dans la période de l'entre-deux-guerres que le Laetare a vraiment pris le dessus. Le carnaval est retombé au fur et à mesure. Et au bout du compte, il n'en reste que la sortie des Blancs-Moussis. Ils sortent pour aller annoncer le retour du printemps, le retour des beaux jours et des festivités un mois plus tard. Et donc historiquement, l’idée était de sortir pour suivre les bourgeois en rue à la sortie de la messe, prendre un peu le même rôle que les Longs Nez à Malmedy : les suivre et imiter leurs moindres faits et gestes », explique Laurent Hurlet, Blanc-Moussi depuis 26 ans.
Le mâssi tour, cœur de la tradition
Mais cette journée ne se résume pas à une répétition générale. C’est le traditionnel mâssi tour.
En petits groupes, les Blancs-Moussis quittent le local et s’invitent chez les proches, les amis, les commerçants. Ici, le folklore ne se regarde pas… il se vit en famille.
« Nous passons souvent de maison en maison chez des gens que nous connaissons. Nous en profitons pour chanter. Nous sommes toujours très bien reçus et vous le verrez par la suite, on va pouvoir chanter et remercier la personne qui nous a accueillis », glisse Christophe Gabriel.
Sa maman, Françoise Thomas, partage cet enthousiasme : « C'est très agréable, c'est festif, ils sont toujours très sympathiques, très corrects. Ils chantent, c'est impressionnant quand ils arrivent. C'est toujours un bon moment. Christophe est un de mes fils et j'ai encore un autre fils qui viendra après avec un autre groupe. Je me réjouis chaque fois de les recevoir, de les entendre chanter et puis je leur offre un bol de soupe pour ceux qui le veulent ou un petit pain. »
La première fois
Si les familles cochent cette date chaque année dans leur calendrier, pour certains, la journée restera gravée à jamais. Endosser le costume, grogner, suivre en file indienne, chanter… et devenir, vraiment, Blanc-Moussi.
« Ça se passe très bien cette première fois Blanc-Moussi ! On a dû s'habiller le matin pour la première fois. C'est sympa, franchement il y a une bonne ambiance », raconte Robin Spahn, nouveau Blanc-Moussi.
Une tradition bien vivante
Derrière les masques, il y a des rires, des chants et une tradition qui se transmet de génération en génération.
Si la plupart des groupes sillonnent les rues du centre de Stavelot, d’autres poussent jusqu’aux villages voisins. À Coo aussi, “Marie Clap’ Sabot” a résonné.
Preuve que, du cœur de la cité à ses alentours, le Blanc-Moussi ne se limite pas à un costume… il est une part vivante de l’identité stavelotaine.
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