À l’occasion du traditionnel Jeudi des femmes, les Möhnen de Faymonville ont une nouvelle fois bousculé la routine du village avec leurs chars, chants et farandoles. Vingt ans après leur création, elles n’ont rien perdu de leur énergie… ni de leur cœur!
Ce ne sont pas les machines qui font vibrer l’atelier aujourd’hui mais les éclats de voix et les rires des Möhnen de Faymonville. Jeudi des femmes oblige, elles viennent bousculer la routine de cette entreprise du village. « Aujourd’hui, c’est un jour particulier. Cela n'arrive qu'une fois par an. On est fier de les accueillir mais ça va être dur de reprendre le travail après », sourit Jean-Christian, entrepreneur.
Si les danses et les farandoles s’enchaînent, les petits verres suivent le rythme… Il faut dire que chacune apporte sa "potion" maison.
Une idée folle devenue tradition
Il y a tout juste 20 ans, les Möhnen voyaient le jour à Faymonville. À l’origine ? Une idée un peu folle, un pari entre amies. Deux décennies plus tard, le groupe a bien grandi. Elles sont aujourd’hui une cinquantaine. Et pour les transporter d’un arrêt à l’autre, il faut désormais deux chars. Mais à la tête de cette joyeuse tornade, on retrouve toujours les mêmes passionnées. « On est un très bon groupe, certaines ont une trentaine d'années, d'autres plus de 60 ans, et on s’amuse toujours très bien ! », explique Karin Müller, l’Obermöhne.
Passage obligé par l’école
Parmi les étapes incontournables de la journée : l’école de Faymonville. Un moment très attendu par les enfants, ravis de découvrir leurs mamans et grands-mères déguisées. "« Il y a toutes les Möhnen qui viennent, elles nous coupent nos cravates, elles nous donnent des chiques... », raconte une élève enthousiaste avant de danser avec sa grand-mère.
Faire la fête… avec coeur
La fête oui, mais pas seulement car si les Möhnen chantent avec leurs tripes, elles ont du coeur aussi… Elles récoltent chaque année de l'argent pour une association « Cette année, c'est pour le Centre médical héliporté de Lierneux », précise Véronique Bodson, bras droit de l’Obermöhne.
Avant la traditionnelle collecte de dons au giratoire et la prise symbolique des clés de la commune, direction la maison de retraite pour égayer les résidents. Et cette année, une première: des Möhnen de Sourbrodt sont venues les renforcer les rangs. De quoi prolonger la fête… encore un peu plus longtemps.
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