Fin 2022, la Communauté germanophone a racheté le château d’Eyneburg à Hergenrath pour 2,1 millions d’euros afin d’en stopper la dégradation. Les premiers travaux ont débuté à l’automne 2025. Un projet immersif est à l’étude.
Des murs délabrés, des fenêtres brisées et la tour de la chapelle qui penche dangereusement… Dès qu’on pénètre dans la cour intérieure du château d’Eyneburg, l’urgence des travaux de sécurisation apparaît immédiatement. « Ca veut dire des travaux d’étanchéité, des toitures, des murs mais aussi des stabilisations sur plusieurs parties du château afin d’éviter une détérioration accrue du monument tel qu’il existe aujourd’hui. Il s’agit de le maintenir tel qu’il est en vue d’envisager par la suite des travaux nécessaires pour une redynamisation et une revitalisation du château d’Eyneburg », explique Daniel Hilligsmann, président de la société Eyne GmbH.
Une première phase de sécurisation bientôt achevée
Les travaux de sécurisation devraient se terminer dans les prochaines semaines. Une fois cette étape achevée, une étude architecturale permettra de définir l’ampleur des rénovations à mener.
La chapelle constitue un point particulièrement sensible du site. De fortes pluies ou des chutes de neige faisaient craindre un effondrement partiel du bâtiment. Le toit a donc été solidement étayé et recouvert de bâches afin d’éviter toute dégradation supplémentaire.
À terme, un vaste projet devrait voir le jour : escape games, logements insolites, restaurant et brasserie. Un investisseur bruxellois porte ce projet, avec l’ambition de proposer une offre unique en Belgique. « Nous sommes toujours en contact et en négociation avec le même investisseur. Cela nécessite de pouvoir définir les travaux et les responsabilités respectives. Et donc tout ce qui se passe pour l’instant, même de manière non visible, est crucial pour pouvoir mener un bon partenariat pour la suite », explique Daniel Hilligsmann, président de la société Eyne GmbH.
50 000 visiteurs par an : des inquiétudes environnementales
Les investisseurs visent 50 000 visiteurs par an ! Pour l’instant, le site n’est accessible que par un petit chemin, et certains s’inquiètent des possibles nuisances pour l’environnement. « Notre mission est de remettre ce château en état de clé sur porte pour que l’investisseur puisse faire les transformations nécessaires ainsi que les transformations spécifiques à son activité. Cela comprendra de proposer les concepts nécessaires de mobilité, d’environnement. Et d’obtenir ainsi les permis nécessaires. Nous attendons des propositions concrètes de la part de l’investisseur », note Daniel Hilligsmann.
Pour l’instant, il est impossible de dire quand les travaux de rénovation du château d’Eyneburg seront terminés. Mais ils se poursuivent malgré tout, étape par étape, pour préserver le site.
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