La rénovation de l'Eglise Saint-Georges à Limbourg touche à sa fin. Il ne reste plus que quelques raccordements et aménagements intérieurs à effectuer. Si tout va bien, son ouverture au public est prévue pour l'été.
L'espace est dégagé, lumineux et respire enfin la quiétude. 30 ans après sa fermeture au grand public pour cause d'insalubrité, l'Eglise Saint-Georges renaît. Pour la bourgmestre, historienne de formation, Valérie Dejardin, l'émotion est palpable. « J'ai été échevine en 2006 et donc le but c'était vraiment de faire revivre ce patrimoine sur l'ensemble du site historique mais évidemment l'église, c'était un combat important qui a été poursuivi par les autres échevins et moi en tant que bourgmestre. Pour moi, c'est une réussite architecturale et de restauration.»
Perchée sur son éperon rocheux, l’église domine le paysage depuis des siècles. De style gothique, elle se distingue à plus d’un titre. Sa rénovation s'imposait comme une nécessité et rappelle l'histoire d'un édifice marqué par les épreuves. « Elle a été démolie à plusieurs reprises, rappelle la bourgmestre. Ici, ce n'est pas l'église initiale puisqu'elle a été incendiée, il y a eu des sièges à Limbourg. Donc, on a encore quelques éléments qui datent du 15ème et 16ème siècle et qui ont été remis en valeur. Le but n'est pas de raconter une fausse histoire, le but est de raconter au départ de l'église actuelle, ce qu'il y avait avant, pourquoi on est parti de rien, puis d'une chapelle et puis d'une église assez importante. Ce bâtiment raconte évidemment l'histoire du Duché de Limbourg et de la Ville de Limbourg. »
L'occasion aussi de redécouvrir quelques trésors. « Oui, il y a les pierres tombales, la théothèque, les fonds baptismaux donc évidemment il y a des trésors. Et de nouveaux ils racontent une histoire, ce n'est pas simplement une pierre qui est là et donc c'est important de voir derrière la pierre l'histoire que ça raconte. Et retourner dans le passé permet aussi de mieux comprendre le présent et de mieux se projeter dans l'avenir », souligne Valérie Dejardin.
Un avenir qui se veut ouvert. Entre le culte et la culture. « On cherche ici un équilibre harmonieux entre ces deux pôles. On va pouvoir accueillir du culte avec des messes, des baptêmes, des communions, etc mais également du culturel avec des concerts, pas de rock évidemment, rassure Hugo Defawes, échevin de la Culture et du Patrimoine. Des pièces de théâtre, des expositions un peu plus larges car on a l'Arvô juste en face mais qui demande un peu plus d'espace et pourquoi pas un spectacle de jeux ce lumière. »
Plus de 2 millions d'euros ont été investis pour raviver ce lieu emblématique de la commune, dont les portes restées silencieuses depuis des décennies, devraient enfin s'ouvrir d'ici l'été.
Sur le même sujet
Recommandations
500 kilos de chou et 600 convives : la Fête du Chou revient à Jalhay !
Verviers: une chorale éphémère en wallon pour perpétuer la tradition du Bethléem
Sourbrodt : le Gouvernement wallon soutient la sauvegarde de la plus ancienne cabine d’aiguillage de Belgique
Le Bethléem verviétois, un patrimoine en cours de renaissance
Le patrimoine spadois revisité par un conte de Noël immersif dans l’église Notre-Dame et Saint-Remacle
À Stembert, le dernier sapin naturel de Verviers lance le marché de Noël