Dans notre arrondissement, le CHR Verviers pourrait devenir le seul hôpital général régional, doté d'urgences. Des représentants du personnel CNE ont interpellé le gouvernement de la Communauté germanophone sur l’avenir des hôpitaux d'Eupen et Saint-Vith.
Dans 5 ans, l’Hôpital Saint-Nicolas d’Eupen et la Clinique Saint-Joseph de Saint-Vith pourraient ne plus proposer que des hospitalisations de jour et des soins ambulatoires planifiables. Ces établissements deviendraient des centres médicaux locaux, selon les experts indépendants chargés d’analyser l’offre de soins en Belgique.
Leur constat est clair : trop d’hôpitaux généraux, trop peu de personnel, alors que les soins se spécialisent de plus en plus. Une perspective qui inquiète le personnel, relayé ce mardi auprès du gouvernement de la Communauté germanophone par des représentants syndicaux.
Saint-Nicolas et Saint-Joseph pourraient perdre leurs services d’urgences
« Les inquiétudes sont simples : certains services risquent de disparaître, comme les urgences, les soins intensifs ou la maternité de Saint-Vith. Cela aurait un impact à la fois sur le personnel et sur l’accès aux soins pour la population », soutient Vera Hilt, permanente syndicale CNE.
Des préoccupations comprises par la Ministre
La ministre de la Santé germanophone, Lydia Klinkenberg, partage certaines de ces préoccupations mais étudie encore le rapport des experts. L’objectif : identifier des marges de manœuvre possibles.
Selon Vera Hilt, le dialogue avec le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, est crucial : « Pour l’instant, il n’est pas prêt à changer beaucoup de lignes, mais on espère que les autres ministres de santé des entités fédérées pourront influencer le processus et développer d’autres solutions. »
Des investissements qui ne sauveront pas l'hôpital
La clinique Saint-Joseph de Saint-Vith, par exemple, n’a pourtant pas cessé d’investir ces dernières années, avec un projet d’extension de 50 % de sa surface utile. Mais même avec ces efforts, les critères pour rester un hôpital général régional — 240 lits dont 150 lits aigus et plus de 600 accouchements par an — ne seraient pas atteints.
Conséquence possible : seul le CHR Verviers serait considéré comme hôpital général régional et conserverait ainsi un service d’urgences 24h/24, avec bloc opératoire, soins intensifs et infrastructures complètes. Le CHRAM de Malmedy et la clinique CHC d’Heusy deviendraient également des centres médicaux locaux.
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