Les inscriptions pour les premières secondaire ont démarré dans les écoles. Avec ces nouveaux élèves, le tronc commun fera lui aussi sa rentrée en secondaires. Les points positifs sont nombreux mais côté organisationnel, quelques incertitudes demeurent.
L’arrivée du tronc commun en première secondaire marque un tournant important pour les écoles. Une des grandes nouveautés, c'est la suppresion de classes différenciées. Les élèves en échec au CEB pourront, exceptionnellement, redoubler ou intégrer les classes de premières secondaires « classiques », avec un accompagnement dit « renforcé ».
Sur le terrain, cette réforme s’accompagne toutefois d’incertitudes organisationnelles. Les ajustements décidés récemment par le gouvernement MR–Les Engagés laissent encore certaines zones d’ombre, notamment en ce qui concerne les moyens concrets alloués aux écoles pour ces accompagnements renforcés et personnalisés.
« Le nombre d’heures dont nous allons disposer n’est pas encore suffisamment clair pour organiser complètement les premières», explique Simon-Pierre Baiwir, directeur de l’Institut Notre-Dame de Heusy. « Nous devons travailler avec une marge de sécurité, avec des incertitudes qui nous ont empêche de dire aux familles de manière définitive quel type de remédiation ou d’accompagnement sera proposé à leur enfant. C’est compliqué, à la fois pour les parents et pour les enseignants. »
Une réforme saluée sur le fond
Malgré ces incertitudes, le directeur se montre résolument positif quant à l’esprit de la réforme. Selon lui, le tronc commun répond à un besoin de modernisation de l’enseignement secondaire.
« Les programmes et référentiels, qui dataient de près de 35 ans, ont été revus de manière ambitieuse. C'est super. Beaucoup d’enseignants sont enthousiastes : "Waouh, c'est bien les programmes, ils sont vraiment mis à la page et il était temps de le faire."», souligne-t-il. Autre point fort selon lui : le report du choix d’orientation à la fin de la 3e secondaire. « À 14 ou 15 ans, de nombreux élèves n’ont pas encore la maturité nécessaire pour faire un choix déterminant pour leur avenir. »
Des opportunités pédagogiques
Même son de cloche à l’Athénée Thil Lorrain. La nouvelle obligation d’organiser 2 jours d’orientation est perçue comme une opportunité. « Ces après-midis projets vont nous permettre de travailler l’orientation autrement, en ouvrant l’école vers l’extérieur et en renforçant nos projets internes: le club de théâtre, le club musique, le journal de l'école.. », explique Dalhia Wolfs, directrice de l’établissement. « Autant d’initiatives qui permettent aux élèves de s’approprier leur école et de s’y investir davantage. »
Le numérique pour tous
Un tout nouveau laboratoire numérique a été mis sur pied à l’Athénée. Il servira aux trois périodes de « Formation manuelle, technique, technologique et numérique » dont 2h doivent être consacrées au numérique. Programmation, logique informatique, outils digitaux… autant de compétences désormais intégrées au tronc commun. Ici, aussi, l’Athénée a pu compter sur la capacité d’adaptation des professeurs qui se sont engouffrés avec motivation dans cette nouvelle matière même s’ils ne savent pas encore s’ils pourront donner ce cours… « Nous sommes toujours en attente de certaines données administratives », reconnaît Dalhia Wolfs. « Mais en attendant, les équipes se forment, avancent et se soutiennent. »
Un tronc commun… vraiment commun
Une chose: le tronc commun reste bien commun. Il n’y aura pas de choix d’option en première. Toutes les écoles appliqueront donc le même programme, avec des couleurs, des nuances différentes, selon leurs propres projets pédagogiques et leurs ADN.
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