À Malmedy, le folklore carnavalesque s’impose comme un langage commun. Des élèves belges et allemands se sont rencontrés dans le cadre du jumelage avec Cochem. Et bien-sûr, le deuxième jeudi gras se prêtait parfaitement à cette rencontre.
Pas besoin de parler la même langue. Celle que l’on pratique ici, c’est celle du folklore.
À Malmedy, le carnaval dépasse les frontières. « ‘pardon, haguète, à l'cawe do ramon ! Dju nu l'frè djamais pus !’ Le garçon de Cochem m’a attrapé avec le hape-tchâr, alors j’ai dû dire la phrase en wallon pour qu’il me délivre », raconte en souriant Simon, élève à l’école communale du Centre.
Une rencontre au cœur du 2e jeudi gras
Dans le cadre du jumelage avec la ville allemande de Cochem, deux classes de primaire se sont rencontrées à l’occasion du 2e jeudi gras. Une journée placée sous le signe de la découverte, du partage… et du carnaval.
« Pour qu’un jumelage fonctionne bien, il faut impliquer les enfants à travers des activités ludiques. Le 2e jeudi gras s’y prête merveilleusement bien. À Cochem, le carnaval n’est pas du tout le même que le nôtre : c’est un carnaval rhénan, alors qu’ici, nous avons un carnaval wallon. Aujourd’hui, ils participent ensemble dans une ambiance très détendue et très amicale », explique Dany Noël, président de la Commission des jumelages de Malmedy.
Un jeune prince attentif aux traditions malmédiennes
Parmi les élèves allemands, il y a Néo. Un jeune particulièrement attentif, et pour cause : le 17 janvier dernier, il est devenu le jeune Prince Carnaval de Cochem. « Oui, j’ai appris de nouvelles choses, notamment sur la manière dont on fête le carnaval ici. C’est très intéressant de voir que des pays aussi proches célèbrent le carnaval de façon si différente. Chez nous, il y a moins de traditions et, à Cochem, il n’y a pas de musique en permanence comme ici », observe le jeune prince.
Le folklore comme outil pédagogique
Au-delà de la fête, cette rencontre s’inscrit dans un véritable projet pédagogique. Le folklore devient ici un outil pour apprendre, comprendre l’autre et créer des liens dès le plus jeune âge.
« Le folklore est un véritable vecteur fédérateur. Il rassemble, permet de se désinhiber immédiatement, de faire tomber les barrières et de communiquer. C’est d’ailleurs l’objectif premier de cette rencontre », souligne Sonia Weishaupt, professeure d’allemand à l’école communale du Centre.
Des souvenirs… et un air en tête
Une rencontre qui en appellera d’autres, c’est certain. En attendant, les élèves de Cochem repartiront avec des souvenirs plein la tête… et « Tching-Boum ! », un air qu’ils ne sont pas près d’oublier.
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