Ce dimanche, malgré la pluie, les Jalhaytois étaient nombreux sur le bord des routes pour assister à la 79e édition du carnaval de Jalhay où les boeufs et les sangliers ont entretenu la rivalité.
Des embrassades pour entamer les festivités ! Mais ne vous y trompez pas, la rivalité entre les bœufs en vert de Jalhay et les sangliers en rouge d’Herbiester est forte. Et ce n’est pas la pluie battante qui va calmer les ardeurs. « Ah, il peut pleuvoir, il peut faire beau, il y aura toujours une rivalité. Et c'est ça aussi qui fait le succès de notre cortège. La rivalité est importante pour la beauté des chars, les fleurs », avance Pol Donckier, le président de la Jeunesse de Jalhay. « C’est une amitié et une rivalité dans un sens. Mais cette rivalité est importante pour le maintien du carnaval », renchérit Benoît Dethier, le président de la Jeunesse d'Herbiester.
« Ce matin, j'ai tué quelques sangliers grâce à ça, on va pouvoir manger »
Sur le coup de 14h, les vingt-sept majorettes et les six les Lanciers de Jalhay ouvrent le bal, avec une fanfare. L’occasion de montrer son savoir-faire mais aussi de titiller les sensibilités adverses. « Ce matin, j'ai tué quelques sangliers grâce à ça, on va pouvoir bien manger. Et comme on commence le cortège, on sera les premiers, on sera les glorieux, comme d'habitude », déclare une carnavaliste jalhaytoise. Et du côté du tambour-major jalhaytois, Lucas Jonlet, la confiance règne aussi. « On a déjà essayé d'être mauvais, on n'a jamais réussi, alors qu'Herbiester a ce don-là », sourit-il.
« On est meilleur que Jalhay, donc le temps ne nous arrête pas »
Et après avoir observé le cortège du rival pendant une petite heure, les Sangliers d’Herbiester entrent en scène. Bien décidés à répliquer comme il se doit aux bœufs jalhaytois. « Il ne fait pas très beau, c'est un peu démotivant mais bon, on est là, on a le sourire et on est meilleur que Jalhay, donc le temps ne nous arrête pas », affirme une majorette d'Herbiester. « J'ai été président de la jeunesse d'Herbiester pendant plus de dix ans. Le carnaval c'est notre raison de vivre pendant 1 an. On ne peut pas le louper et c'est pour cela qu'il y a autant de monde sur le bord des routes », ajoute un carnavaliste habillé en rouge.
80e édition l'an prochain
Ce dimanche, la rivalité entre bœufs et sangliers a avant tout permis d’unir les deux entités dans la fête. Les carnavalistes de Jalhay et de Herbiester se tournent déjà vers la prochaine édition qui marquera les 80 ans du carnaval.
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