Le printemps voit chaque année le retour des journées wallonnes de l’eau. À Membach, deux stations ont ouvert leurs portes au public, l'une d'épuration et l'autre sismique. Deux univers distincts distants de quelques centaines de mètres à peine !
Depuis 1993, la Journée mondiale de l’eau est célébrée le 22 mars. Autour de cette date se tiennent désormais les Journées wallonnes de l’eau, organisées par les 14 contrats de rivière de Wallonie, dont celui du bassin de la Vesdre. Objectif : sensibiliser le public à la protection des ressources en eau à travers une série d’activités gratuites. Parmi elles, la visite de la station d’épuration de Membach, une installation gérée par l’Association Intercommunale pour le Démergement et l’Épuration (AIDE).
Il y a peu de personnes qui sont au courant de comment est traitée leur eau après qu'elle ait quitté leurs habitations - confie Chrichina Bao – Contrat Rivière Vesdre. Et donc une petite piqûre de rappel ou alors une découverte comme la journée d'aujourd'hui est importante . Ça fait plaisir de voir que la sensibilisation touche beaucoup de personnes et des tranches d’âge différentes.
Une station au cœur du cycle de l’eau
En moyenne, nous utilisons 180 litres d’eau par personne et par jour. À elle seule, la station de Membach collecte et traite les eaux domestiques de près de 20 000 habitants. Après plusieurs étapes : dégrillage, dessablage, traitement biologique et clarification par décantation, l’eau est dépolluée à 98 % avant d’être rejetée dans la Vesdre toute proche. Un processus qui se répète quotidiennement depuis plus de 30 ans.
C'est impressionnant de voir le processus qui est mis en œuvre pour nous permettre justement de pouvoir vivre comme ça au quotidien dans des sociétés qui sont quand même industrialisées. C'est pas partout pareil et donc ça ne fait que rajouter de la valeur à l'eau en tant que matière, je vais dire.
Une plongée inattendue dans les profondeurs
À moins d’un kilomètre de la station d’épuration, la visite se poursuit avec la découverte d’un site méconnu : une station géophysique du réseau de l’Observatoire royal de Belgique. Accessible après un tunnel de près de 130 mètres, cette installation se situe à 40 mètres sous terre, entre les barrages d’Eupen et de la Gileppe.
À l'origine, explique - Marc Hendrickx de Observatoire royal de Belgique (section sismologie et gravimétrie) - lors du rehaussement des barrages au tout début des années 70, on a voulu mesurer la sismicité et éventuellement détecter une sismicité induite consécutive à la mise en charge des barrages. Et ce qui est mesuré depuis les années 70 de manière continue et de manière de plus en plus précise, ce sont les séismes. Il y a eu un tremblement de terre de 3.0 à Jalhay, c'était lundi matin. S'il y avait une réplique même de magnitude 1, qui est en fait 1000 fois plus petite en énergie, on la mesurerait tout de suite ici.
Une région sous surveillance discrète
Verviers se situe dans une zone sismique considérée comme faible à modérée. Le dernier séisme majeur dans la région remonte à 1692 : estimé à 6,5 sur l’échelle de Richter, il avait causé d’importants dégâts et fait plusieurs victimes. Plus récemment, celui de Liège en 1983 atteignait une magnitude de 4,6.
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