Un homme a été condamné pour la 3ème fois pour violences sur sa compagne à une peine assez modérée. Mais il était aussi poursuivi pour une prévention moins classique : harcèlement envers.. la police !
Quand il se présente devant le tribunal correctionnel où il est poursuivi pour coups à sa compagne Viviane (nom d’emprunt), c’est un lourd passé judiciaire que traîne Christian (idem) 48 ans, puisqu’il a déjà été condamné deux fois pour violences envers cette même Viviane , en 2020 à 15 mois de prison, et en 2022 à 30 mois, les deux fois avec sursis sous conditions.
Pourtant interdits de contacts
Parmi ces conditions, l’interdiction de tout contact avec Viviane. Ce qui n’empêche pas Christian de fréquenter à nouveau Viviane, puisque le 30 décembre 2022, l’ex-couple se retrouve au restaurant puis dans un café. Là, Viviane et se met à converser avec quelques personnes, et même à danser avec l’un d’eux.
Ce qui ne manifestement ne plait pas à Christian qui à peine sortis du café se met à cogner sur Viviane. A coups de poing, de pied et de genou dira Viviane dans sa plainte déposée quelques jours plus tard. La police lèvera encore des traces de coups sur son corps, qui sont bien visibles sur les photos prises après les faits. Un témoin dira même qu’il a vu du sang couler.
15 appels injustifiés à la police
Voici donc Christian pour la troisième fois devant un tribunal correctionnel pour des faits de violence sur la même victime, où il reconnaît les faits. Mais où il est aussi poursuivi pour un autre motif, celui de harcèlement vis-à-vis.. de la police. En effet, Christian a appelé en deux mois de temps au moins quinze fois la police en invoquant des disputes violentes avec Viviane. Des interventions parfaitement injustifiées alors qu’il ne se passait strictement rien, selon la police qui constatait à chaque fois un état d’ivresse avancé de l’individu.
Là aussi, Christian reconnait les faits, en avançant pour sa défense qu’il avait définitivement rompu avec Viviane et qu’il avait subi une cure et fréquentait les Alcooliques anonymes. Une évolution estimée positive qu’il convient d’encourager par le tribunal qui trouve opportun de lui accorder à nouveau un sursis sous conditions pour la peine légère qu’il lui inflige, 8 mois de prison.
Mais qui devrait logiquement lui valoir de rendre effectives les peines de prison précédentes prononcées avec sursis probatoire, dont la première condition est de ne pas commettre de nouvelles infractions. Logiquement !
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