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Verviers: la FGTB "fight for 14 euros"

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 14 fevrier 2020 17:30  |   Verviers


La Centrale Générale de la FGTB distribuait des chocolats en forme de coeur sur le site de Crescend’eau ce vendredi matin. Une action qui s’inscrit dans le cadre de la campagne de lutte pour un salaire minimum de 14 euros brut de l’heure. Une date et un montant qui, vous l’aurez compris, n’ont pas été choisis au hasard. En ce jour placée sous le signe de l’amour, le syndicat socialiste rappelle que tout le monde n’a pas la même chance de pouvoir gâter ses proches.

Audrey Degrange

En Belgique, le salaire minimum brut légal s’élève aujourd’hui à 10 euros de l’heure. Un travailleur temps plein vivant seul gagne donc à peu près 1340 euros nets par mois. Beaucoup trop peu pour la FGTB qui réclame un montant de 14 euros brut de l’heure et pour sensibiliser les citoyens à leur cause, un petit chocolat s’impose. "C’est un petit cadeau que l’on fait aux gens en leur demandant de signer la pétition car on trouve qu’ils n’ont plus assez de leur salaire pour pouvoir vivre décemment", explique Corinne Sotiau, aide familiale.

Que ce soit les aides familiales, le secteur horeca ou encore les titres-services, le combat pour un salaire décent est celui de tous les instants. En décembre dernier, les aides ménagères étaient encore dans la rue pour obtenir 1,1 % d’augmentation salariale, elles en ont obtenu à peine 0,8%. "Je suis très frustrée de ce combat, reconnaît Barbara Lazaridis, Aide ménagère - Déléguée syndicale FGTB chez Trixxo. C’est un métier difficile, on ne pense pas à la travailleuse, 0,8% ce sont encore des miettes!"

Des miettes qui ne sont pas sans conséquence au quotidien. "Il faut tout le temps tout calculer et à un moment donné, on se prive, on prive les enfants et c’est pas possible, s’insurge la déléguée syndicale. On a, chez nous, beaucoup de femmes seules, elles doivent calculer leur salaire tous les mois, les factures et dire à leurs enfants, cette sortie c’est ok ou non ça ne va pas."

Une précarité qui isole aussi et qui renforce une nouvelle fois les inégalités entre homme et femme. L’écart salariale est cette année passé de 20 à 23%. Mobilisée, la FGTB l’est donc une fois encore même si la marge de manoeuvre que ce soit avec le patronat ou les politiques est compliquée. "Qu’ils réduisent leur salaire, on aurait assez facilement nos 14 euros!" sourit Barbara Lazaridis.

L’action se poursuivra justement par l’envoi au fédéral des signatures récoltées ce vendredi sur la pétition.

 

 

 

 

Verviers : La FGTB fight for 14 euros

 










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