Le saccage de la Fagne de Malchamps par des quads, en novembre dernier, continue de susciter l’indignation. Des caillebotis récemment rénovés ont été détruits et un milieu naturel particulièrement fragile endommagé.
Pour la députée wallonne (PS) Valérie Dejardin, ce type de vandalisme environnemental ne peut rester sans réponse. "Ce dossier ne peut pas tomber dans l’oubli, sous peine de créer un dangereux sentiment d’impunité dans les zones protégées », explique-t-elle.
Un écosystème fragilisé par des passages répétés
Il semble qu'au moins trois quads ont traversé à plusieurs reprises des zones sensibles de la Fagne, aggravant les dégâts. Si des images ont pu être récoltées par le DNF, l’ampleur exacte des dommages n’est pas encore totalement évaluée, retardant le dépôt d’une plainte. « Nous ne parlons pas de simples dégradations, mais bien d’atteintes directes à un écosystème fragile et précieux », insiste la députée.
Réparations annoncées, sanctions attendues
La ministre de la Nature Anne-Catherine Dalcq (MR) a confirmé que 20 mètres de caillebotis seront remplacés cet hiver. Les travaux, confiés aux ouvriers du DNF de la réserve domaniale, devraient durer une semaine. Les matériaux ont déjà été commandés. Mais l’inquiétude reste vive après de nouveaux signalements de motards fin décembre dans la zone protégée. Une situation qui renforce la crainte d’un sentiment d’impunité. Si la pose de caméras n’est pas envisagée sur ce site de 419 hectares, les autorités misent sur des contrôles renforcés et la sensibilisation du public.
En 2025, 23 procès-verbaux ont déjà été dressés pour circulation motorisée illégale en forêt. Reste désormais à voir si les auteurs des dégradations de la Fagne de Malchamps seront identifiés et sanctionnés.
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