Un jeune homme qui se destinait à une carrière dans la police a vu cette idée brisée par un geste impulsif sur un élève de l’IPES 2 où il s’était introduit pour un motif futile. Il risque un an de prison.
Omer (prénom d’emprunt) est un jeune homme de 22 ans à peine, et qui travaille actuellement comme intérimaire dans une société d’import-export. C’est pour coups et blessures sur un mineur d’âge qu’il est poursuivi devant le tribunal correctionnel pour des faits qualifiés de particuliers par le juge.
Un jour de novembre2024, il pénètre dans le bâtiment de l’IPES 2 de Verviers qu’il connait bien puisqu’il y a été lui-même élève. Il se renseigne auprès d’une éducatrice pour savoir où se trouve la classe de sa petite amie, sans que personne ne s’oppose à sa présence dans l’établissement. Il pénètre dans la classe, où le professeur tente de le virer, mais est bousculé brutalement. Puis Omer se dirige vers un élève et lui adresse un coup de boule, avec pour résultat une fracture du nez. Puis il repart comme il est venu, sans dire un mot.
Un geste malheureux
Qu’est qui lui a pris ? Devant le tribunal, il affirme qu’il n’en sait rien, qu’il ne peut expliquer son geste qu’il qualifie de malheureux. On apprendra quand même que c’est un message de sa petite amie disant qu’un élève qu’elle désigne l’embête qui a provoqué son ire. Ce qui suscite de la part du juge M. Defechereux cette réflexion : « Ah, quelle merveilleuse invention que le portable, qui permet de surréagir à un simple message, sans aucune réflexion ».
On apprend encore qu’il s’apprêtait à passer des examens pour entrer dans la police, idée qu’il a dû abandonner car il était mal embarqué avec ce dossier de violence, incompatible naturellement avec une fonction de policier, ce que souligne le ministère public, qui réclame la peine minimale soit un an de prison.
Son avocate plaide au contraire pour que lui soit octroyé une suspension du prononcé, ce qui présente l’avantage pour ce jeune homme dont l’emploi est précaire, de n’avoir pas de casier judiciaire. « Il est conscient de l’absurdité de son geste. Lorsqu’il entre dans l’école, il n’a aucune intention précise, son geste a été impulsif. C’est un gars qui a du mal à maîtriser ses émotions. Il a mis de lui-même en marche un suivi psychologique pour y remédier » plaide-t-elle. Jugement en janvier.
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