C’est à nouveau une affaire effarante qui s’est déroulée au tribunal correctionnel, où un Stembertois de 44 ans est poursuivi, détenu, pour tentative de viol sur un garçon de 16 ans. Il risque 7 ans de prison.
Mais ce n’est pas la première fois qu’il se trouve en prison pour ce motif. En 2018 en effet, Sylvain (prénom d’emprunt) sort de prison où il a passé 4 ans suite à une condamnation pour viol de sa propre fille âgée de moins de dix ans.
Il se retrouve de nouveau en prison accusé d’une tentative de viol sur Mario (idem) un jeune garçon de 16 ans, le fils d’un couple d’ami. Il faut savoir que Mario est qualifié d’enfant vulnérable, car traumatisé depuis ses 8 ans par du harcèlement scolaire au point qu’il a eu des tentations suicidaires, qu’il poursuivait son écolage depuis chez lui et qu’il était suivi par un psychologue.
Horrifié parce qu'il a fait
Volubile et même grandiloquent, Sylvain conteste la tentative de viol mais admet l’atteinte à l’intégrité sexuelle, ce qu’il raconte à sa façon : « Mario, je l’ai connu alors qu’il était bébé, je le considérais comme mon gamin, il m’appelait tonton. Il venait souvent chez moi, où il lui arrivait de dormir. Ce 30 août 2025, il est venu pour que je répare sa manette de jeu. C’est lui qui a voulu dormir chez moi. Le soir, on a regardé un film, il était couché sur le ventre, je lui ai fait des chatouilles sur les jambes comme quand il était gosse. J’ai constaté qu’il était en érection, et j’ai pénétré sous le short, et lui m’a mis la main sur son sexe. J’ai pris cela pour un acquiescement, sinon je n’aurais pas continué. Je ne l’ai pas perçu comme un enfant. Mes doigts ont effleuré son anus, et il a bougé. Alors, j’ai compris qu’il ne voulait pas, et les choses ne sont pas allées plus loin. Je suis horrifié par ce que j’ai fait, je m’en veux terriblement, c’est impardonnable ». En fait, dira Mario, il s’est redressé et est resté tout la nuit assis, car son tonton avait tenté de pénétrer son anus.
Des vidéos et photos de bébés nus
Mais ce n’est pas tout. On a découvert sur son téléphone trois vidéos de bébés nus d’un an ou deux. Il a pour ça une explication plus que boiteuse : « J’ai reçu un jour un mail me convoquant pour une affaire de pédophilie. J’ai malheureusement cliqué sur le lien qu’on m’indiquait et je suis tombé sur cette vidéo. » Admettons, mais pourquoi alors avoir cliqué pour les deux autres venant de messages identiques ? « Par curiosité malsaine, je voulais vérifier si tout ce que j’avais entendu comme horreurs en prison était vrai. » Mais tout cela n’explique pas les 62 photos de bébés nus retrouvées aussi. A la question de savoir s’il est attiré par les enfants, il répond crânement « Pas du tout, je ne ressens aucun plaisir ni excitation à l’égard des enfants. »
Un manipulateur fini et abject
« Tout cela, c’est du théâtre » pensent Me Collard et Me Uerlings, partie civile, qui se disent atterrés par l’attitude du prévenu. C’est un manipulateur fini, qui devient carrément abject lorsqu’il dit que Mario était demandeur. Ce dernier, choqué par l’agression de son tonton et ses menaces de suicide, est poursuivi par les insomnies et les cauchemars, où il voit Sylvain pendu ou tuer toute sa famille.
Une bouée de sauvetage ?
Ils sont rejoints par Mme Elodie Herman, ministère public, qui estime ses explications pas du tout crédibles et ses tendances pédophiliques clairement établies, qualifiant d’insoutenables les vidéos de bébés. Dès 5 h du matin, Mario alerte son frère d’une agression sexuelle de la part de tonton, et demande à son père de venir le rechercher, et à qui il révèrera aussi les faits. Pourtant, il y avait une relation fusionnelle entre lui et Sylvain qu’il considérait comme sa bouée de sauvetage.
Il est dans un déni total, dit-elle en réclamant 7 ans de prison.
La défense, assurée par Me Haumont, réclame de son côté une expertise psychiatrique avant que le tribunal ne se prononce.
Sur le même sujet
Recommandations
Il risque 5 ans de prison ferme pour l’enlèvement brutal de sa fille
Double fracture du crâne pour un bébé suite aux violences d’un homme
Prison ferme pour l’auteur d’un harcèlement infernal