À Saint-Vith, le pôle de compétitivité agroalimentaire wallon, Wagralim, a présenté au Ministre Jeholet les résultats de son étude sur les biotechnologies agroalimentaires comme levier de compétitivité industrielle en Wallonie et en Europe.
Trois axes stratégiques sont ressortis de l'étude menée par Wagralim, soutenue par Puratos, de Noshaq, d'ING et de l'AWEX :
- Développer des biosolutions, soit des solutions biologiques pour remplacer des produits chimiques afin de garantir une agriculture saine et durable.
- La nutrition-santé, afin de répondre aux enjeux de santé publique en développant des produits à forte valeur ajoutée.
- Transposer ces deux premiers axes à la nutrition animale, pour plus de résilience et de résistance des animaux d'élevage et de compagnie.
25.000 emplois directs
Pour Emmanuel Vanzeveren, co-directeur de Wagralim, développer ces trois axes pourrait permettre à la Wallonie et à ses entreprises de devenir des acteurs de référence en Europe d'ici 2035 dans le secteur agroalimentaire. "L'accès à l'alimentation est stratégique. C'est un besoin fondamental lié à la santé, donc c'est bien plus qu'une dimension économique. Mais c'est aussi une dimension économique importante pour la Wallonie, car cela représente un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros, dont une bonne partie à l'export. Or, comme on ne sait pas tout faire, on doit acheter. Mais pour savoir acheter, il faut aussi pouvoir exporter. L'agroalimentaire, c'est 25.000 emplois directs, que l'on peut multiplier par deux pour avoir une estimation des emplois indirects. Donc c'est quand même un pilier de l'économie wallonne".
Un manque d'homogénéité des législations
Le co-directeur de Wagralim a aussi profité de la présence du Ministre de la Recherche et de l'Economie pour exposer un manque d'homogénéité des règlements des différents niveaux de pouvoir, ce qui constitue un frein réel aux développements et à la recherche. "Prenons l'exemple des biosolutions. On va produire une nouvelle molécule, donc on va devoir la tester. Si on a un cadre qui n'est pas clair et trop strict, cela va occasionner de la casse pour ceux qui ont développé et dépensé énormément de temps, d'énergie et d'argent dans ces produits".
"Si on n'a pas un cadre clair, cela va occasionner de la casse"
Un message bien reçu par le Ministre Jeholet, qui souhaite lui aussi homogénéiser les règlements pour une meilleure croissance. "Il faut vraiment que le soutien public soit un effet levier pour la croissance, pour le développement de l'activité économique. Et la législation, c'est la même chose, donc je pense qu'elle doit aussi être beaucoup plus simple et alignée entre les différents niveaux de pouvoir, y compris au niveau européen, parce qu'on a parfois des directives très complexes à transcrire au droit belge. Mais je pense que ça évolue dans le bon sens. En tout cas, c'est un projet du gouvernement wallon qui se concrétise aujourd'hui".
Le pôle de compétitivité agroalimentaire wallon va maintenant diffuser les résultats de son étude aux différentes parties prenantes potentiellement intéressées par le développement de ces axes stratégiques.
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