Le plan social lié à la restructuration de NMC à Eynatten est désormais bouclé. Après des semaines de discussions tendues, direction et syndicats ont trouvé un accord pour encadrer le départ de 31 travailleurs.
Mais derrière cette signature, le malaise reste pourtant entier. L’entreprise spécialisée dans les mousses synthétiques, implantée à Raeren, avait annoncé à l’automne dernier vouloir supprimer jusqu’à 63 postes dans le cadre d’une procédure Renault. Au terme des discussions, 31 licenciements sont confirmés. Les travailleurs concernés bénéficieront d’indemnités revues à la hausse ainsi que d’un accompagnement vers la reconversion professionnelle.
Le compromis ne suffit toutefois pas à calmer les tensions. Au fil des réunions, le fossé s’est creusé entre la direction et les représentants du personnel, dans une atmosphère marquée par le flou et l’absence de perspectives concrètes pour le site d’Eynatten. Autre sujet sensible : les travailleurs en incapacité de longue durée ont finalement été exclus du plan social, un élément qui a alimenté l’incompréhension durant toute la procédure.
L’avenir du site continue d’inquiéter
Dans cette commune frontalière où NMC reste un employeur important, beaucoup redoutent désormais que cette restructuration ne soit qu’une première étape. Car au-delà des suppressions d’emplois, c’est surtout l’absence de stratégie industrielle claire qui nourrit les craintes. Le plan social est signé. Mais à Eynatten, peu semblent convaincus que la crise soit réellement derrière l’entreprise.
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