Bruno (prénom d’emprunt) 31 ans est poursuivi étant détenu devant le tribunal correctionnel de Verviers pour coups et blessures, un dossier qui au départ était même qualifié de tentative de meurtre.
C’est que Bruno a eu le malheur d’accueillir son beau-frère Lassaad (idem) qui à ce moment était à la rue, dans son petit appartement qu’il partage avec sa compagne. Il faut dire que Lassaad est son ex-beau frère qui a eu 4 enfants avec sa sœur. Ce dernier emménage donc chez Bruno avec sa compagne, et lorsque ses enfants sont là, principalement les week-ends, ça en fait du monde dans ce petit logement.
Pour la police, cela finira par un meurtre
« Depuis qu’ils sont là, c’est le bordel dans l’immeuble » dira un voisin. Ce que confirment les PV de police, qui a dû intervenir plusieurs fois en 5 mois, l’un d’eux concluant que ça allait finir en meurtre ! Il est vrai qu’en plus de ça, Lassaad, est toxicomane, et est même soupçonné d’être dealer.
Tout cela finit par exploser le 29 septembre dernier. Ce jour-là, Lassaad rentre chargé à la cocaïne et à l’alcool. Bruno veut alors le virer, car la situation était devenue intenable dans cet étroit cagibi, et bien sûr, ça finit en bagarre entre eux. « Il m’a pris par le cou, alors pour me défendre j’ai saisi un couteau et l’ai menacé en le lui mettant sur la gorge » raconte Bruno. « En lui occasionnant une profonde entaille, mais non létale » dira le ministère public. « Oui, mais qui aurait pu toucher une jugulaire, un coup fatal qui a failli envoyer monsieur aux Assises. Il s’en est fallu de très peu » réplique le juge M. André.
Une cocotte-minute
Mme Troisfontaines, ministère public, connait bien Bruno, et estime que ce n’est pas un mauvais bougre. « Il a voulu jouer le bon samaritain » dira-t-elle. Peut-être pas si bon que ça, si l’on considère qu’il a été par deux fois condamné pour des violences conjugales, chaque fois avec sursis probatoire, qui ont été révoqués par la suite. Elle réclame 10 mois de prison.
Me Magali Pirard, son avocate, explique que Bruno a lui-même connu une enfance difficile, étant sujet à la violence paternelle. Depuis lors, il est atteint de troubles dépressifs sévères allant jusqu’à des tendances suicidaires, d’où son addiction à l’alcool. « C’était devenu une cocotte-minute prête à exploser, ce qui est arrivé. Mais il est clair qu’il n’a jamais eu l’intention de tuer ni même de blesser Lassaad, simplement de le menacer pour se défendre. Il est pleinement conscient de son problème d’alcool et est demandeur d’une aide, ce qui est possible via un sursis probatoire. » Ce qui est confirmé par Bruno lui-même, en s’adressant au juge. « Je ne veux plus jamais vous revoir. Je suis prêt pour ça à faire une cure, même de longue durée. »
Jugement en janvier.
Sur le même sujet
Recommandations
2 ans de prison, avec sursis probatoire, pour la diffusion d’images pédopornographiques
Il risquait 5 ans de prison mais écope de 2 ans pour l’enlèvement brutal de sa fille
La mule avait prêté son compte bancaire à un arnaqueur de grande ampleur