La mise en vente d’un bâtiment en ruine suscite la polémique à Dison

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La mise en vente d’un bâtiment en ruine suscite la polémique à Dison

Cette bâtisse est abandonnée depuis des années et l’accès est interdit, même pour un éventuel acquéreur, en raison de sa dangerosité due à son état lamentable.

Le collège en propose la vente de gré à gré au plus offrant, avec une mise à prix de minimum 135.000 euros, le prix étant le principal critère d’attribution.

Une vente à l'aveugle

Cette proposition n’a pas manqué de faire réagir la conseillère du groupe d’opposition Odas Sophie Balaes : « Qui pourrait acheter cette bicoque en ruine, sans même pouvoir la visiter ? Ce serait une vente à l’aveugle, et pour un éventuel acquéreur, acheter un chat dans un sac. Depuis 2010 qu’elle est à l’abandon, vous avez tenté à plusieurs reprises de la mettre en vente, sans trouver le moindre acquéreur. Quinze ans plus tard, on repart sur le même schéma, dans des conditions encore plus défavorables, avec une instabilité du bâtiment, un état d’insalubrité et même une suspicion de mérule. » Et Jean-Michel Delaval, du même groupe, de surenchérir : « Et si la démolition pure et simple n’était pas la meilleure solution ? » Ce à quoi la bourgmestre Véronique Bonni rétorque qu’on l’a déjà envisagée, mais que la Région wallonne s’y oppose, car elle ne veut pas de vide à cet endroit. Finalement, la mise en vente est adoptée par 15 voix, celles de la majorité, contre 9 abstentions, celles de Odas et du MR.

Une fin de conseil abrupte

S’en est suivi une série de questions orales émanant de l’opposition. Celle d’abord de Rudy Corombelle (MR) proposant de payer les primes de naissance en chèques valables dans les commerces locaux, manière de leur donner un coup de pouce. Réplique de l’échevine Stéphanie Willot, qui juge que cela a déjà été expérimenté pendant le covid, mais que c’est un processus lourd et compliqué à mettre en place, et que c’est pesant pour les commerçants. « Cela n’en vaut pas la peine pour les 30 primes de 50 euros que nous avons distribuées l’année dernière. » Une proposition rejetée donc par la  majorité.

Puis vient l’intervention de Bernard Grifnée (Odas) qui s’interroge à propos d’une borne de recharge électrique qui a quand même coûté 11.800 € et qui, installée depuis 2023, ne fonctionne toujours pas. Il lui a été répondu que c’était dû à la faillite de l’exploitant, que la Province aurait dû prendre le relais, mais que les choses traînent. Finalement, il incombera à la commune de lancer un nouveau marché.

Enfin Pol Hierckens (Odas) se plaint de l’état lamentable dans lequel se trouve la salle de gymnastique de la rue de l’Industrie, souffrant de moisissures, de champignons, de fuites d’eau, etc. Il lui a été répondu que le problème de fuites d’eau a été résolu, mais que le reste demandait des travaux importants, qui vont être mis en train.

C’est là que le conseil prend fin de manière quelque peu abrupte, le chef de groupe Odas, Jefferson Arnauts tentant de prendre la parole après son collègue, ce qui est interdit par le règlement, la présidente Julie Maréchal tentant en vain à lui couper le sifflet, et devant mettre fin au conseil d’autorité.

 


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