Cette semaine, des jeunes étudiants ont remplacé de manière fictive les députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre du Parlement Jeunesse. Une expérience qui a rassemblé 120 jeunes dont deux en provenance de l'arrondissement Verviétois.
Si les députés du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont en vacances cette semaine, leurs sièges étaient occupés par le Parlement Jeunesse. Une immersion fictive ouverte aux jeunes pour découvrir les rouages de notre démocratie. « C’est un grand jeu de rôle, où on prend place dans le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et où on joue le rôle de Député. On a aussi une équipe presse qui travaille toute la journée dans l’idée de recréer une démocratie fictive sur une semaine. C’est une expérience humaine qui est très riche parce que chacun peut se confronter à des avis qui sont différents des nôtres et donc c’est très intéressant », développe Pauline Vanden Driesch, la présidente du Parlement Jeunesse.
« On apprend beaucoup de choses »
Pour cette 29e édition, 120 jeunes Wallons et Bruxellois, de 17 à 26 ans se sont plongés dans la gestion politique d’un état fictif la Pégigonie. Et parmi ces jeunes, il y a Adrien. Un étudiant de 18 ans en ressources humaines, originaire de Verviers. « On apprend beaucoup de choses, notamment, le contact avec les autres, on découvre l’agenda parlementaire, on commence tôt et on finit tard. On apprend à discuter, à parler avec tout le monde. Ici l’avantage, c’est qu’il n’y a pas de partis politiques donc on va pouvoir être plus dans la discussion sur les idées et moins sur les idéologies. C'est vrai qu'au début, on est toujours un peu gêné lors de nos premières interventions mais au fil des débats et des discussions, ça va de mieux en mieux », reconnaît Adrien Devel.
« On a travaillé dans une commission sécurité pour améliorer au maximum nos décrets »
Ce vendredi matin, l’heure est aux débats. Un projet de loi sur la sécurité est au cœur des échanges entre les députés. L’occasion venue pour certains d’apprendre à s’exprimer sans détour. Mais avant cela, les jeunes ont travaillé toute la semaine en commission, sur différentes thématiques de la société. Sarah, une étudiante hervienne en troisième année de droit, a adoré l’aspect concret de l’expérience. « On a travaillé dans une commission sécurité pour améliorer au maximum nos décrets pour que les notes de sécurité soient acceptables et qu’on ne soit pas dans un régime arbitraire. Le but c'est que la majorité des gens votent pour », détaille Sarah Henket.
Une expérience humaine avant tout
Que la proposition de décret soit votée ou non, l’expérience citoyenne a permis aux jeunes d’apprendre les rouages du parlement. Et qui sait, dans quelques années, certains se siégeront peut-être dans les hémicycles.
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