En avril dernier, une perquisition au domicile verviétois d’un certain Patrick (prénom d’emprunt), 34 ans, suspecté d’être impliqué dans un trafic de produits stupéfiants, s’avère plus que positive.
On y découvre en effet diverses de ces substances illicites : cannabis, cocaïne, du speed, de l’ecstasy... Ainsi que 450 euros en cash, le tout disséminé dans différents coins de l’appartement, jusque dans la chambre des enfants, deux fillettes de 9 et 8 ans.
Interrogés, les enfants diront qu’ils sont parfaitement au courant des activités de leur père, qui ne se gênait pas pour consommer avec d’autres devant eux, ce qui les exposaient directement aux effets néfastes de cette consommation. Ils sont d’ailleurs capables de mimer la confection d’un pétard, de décrire le processus de vente de produits contre de l’argent, ainsi que d’indiquer leur cachette.
Son immeuble puait la drogue
Arrêté, le bonhomme ne se révèle pas être un inconnu de la justice, puisqu’il compte à ce jour 15 condamnations, dont une récente à 2 ans de prison avec sursis probatoire déjà pour des infractions en matière de stupéfiants. Sursis probatoire dont il n’a bien sûr pas respecté la première des conditions, c’est-à-dire ne plus commettre d’infraction.
C’est donc détenu que Patrick a comparu devant le tribunal correctionnel, où il n’a pu que reconnaître les faits, sans d’ailleurs pouvoir répondre à une question du juge : « qu’aurait-il dit si ses enfants avaient sollicité eux aussi de ces produits ? »
Se basant sur le passé judiciaire du prévenu, le ministère public réclame trois ans de prison ferme, en décrivant l’immeuble où il habite comme puant la drogue, selon les voisins. Et en soulignant la dangerosité de son comportement vis-à-vis de ses enfants, ce qui constitue une circonstance aggravante.
La défense essaye d’obtenir un nouveau sursis probatoire, ce que le tribunal réfute, étant donné qu’il n’a même pas respecté le sursis probatoire sur le coup duquel il était soumis. Il le condamne à 30 mois de prison ferme et 8.000 euros d’amende à la confiscation des 450 euros saisis, mais aussi de 12.800 euros, les gains estimés grâce à son trafic.
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